Aléas GravItaiRes dans le Parc national Tursujuq, lieu de prédilection pour les activités traditionnelles autochtones et le tourisme environnemental – AGIR

Aléas GravItaiRes dans le Parc national Tursujuq, lieu de prédilection pour les activités traditionnelles autochtones et le tourisme environnemental – AGIR

2016 OHM Project Nunavik OHMi
Image d'illustration du projet

Leader : Decaulne Armelle

Project leader’s laboratory : LETG
Full address of laboratory : Campus du Tertre BP 81227 44312 Nantes cedex 3

Coauthor(s) : Najat Bhiry

Keywords :

Parc national Tursujuq glissements de terrain coulées de débris avalanches chutes de pierre rythmes d’activité longueur de parcours calendrier d’occurrence aléas vulnérabilité changements climatiques

Disciplines :

Biogeographie Dendrochronologie Geographie Geomorphologie Paleoenvironnement Sedimentologie

Abstract :

Les pentes du parc national de Tursujuq (Nunavik, Canada) présentent des dénivelés suffisants pour générer des processus gravitaires : chutes de blocs, glissements de terrain, coulées de débris, avalanches. Les pentes des îles du lac à l’Eau-Claire, les cuestas d’Umiujaq et toutes celles du parc sont soumises à tous ces aléas gravitaires depuis la disparition des glaces, il y a 6000 ans. Le projet AGIR exploite le potentiel de datations relatives et absolues des petits bassins-versants du parc : analyse stratigraphique d’archives naturelles de l’évolution holocène des aléas gravitaires grâce aux nombreuses zones de piégeage où le matériel issu de l’activité géomorphologique sur les pentes s’est accumulé. La reconnaissance des processus géomorphologique et de leur répartition temporelle sur le long terme se fera à partir de carottes sédimentaires effectuées dans les zones distales, tandis que l’activité des derniers siècles sera documentée par la dendrogéomorphologie des épinettes noires déformées déjà observées sur les talus lors de la mission d’observation de l’été 2015. Le but ultime du projet AGIR est de caractériser la vulnérabilité au sein du parc national Tursujuq. Celui-ci est visité par les touristes et utilisé par les communautés autochtones de Kuujjuarapik-Whapmagoostui et d’Umiujaq. AGIR fonctionnera en parallèle du projet PARC qui recense les pratiques au sein du parc, autant celle des populations autochtones (dont la circulation est libre au sein du territoire de Tursujuq) que celles des visiteurs exogènes (dont la circulation est contrôlée par les autorités du parc).