Le service écosystémique de séquestration du carbone lié aux stratégies de gestion de la ripisylve sur le vieux Rhône

Le service écosystémique de séquestration du carbone lié aux stratégies de gestion de la ripisylve sur le vieux Rhône

2015 OHM Project Rhone Valley OHM

Leader : Matzek Virginia

Project leader’s laboratory : Piegay
Full address of laboratory :

Keywords :

Ripisylve Séquestration du carbone Services écosystémiques Restauration du corridor fluvial Gestion Aménagement

Disciplines :

Ecologie Economie Geospatialisation Sciences de gestion

Abstract :

MatzekRiparian zones provide a host of important ecosystem services related to water quality, stream bank integrity, wildlife habitat, and instream inputs of energy and woody debris (Gregory et al., 1991). Because of the combination of abundant resources and frequent disturbance, riparian forests support fast-growing trees that accumulate biomass quickly, both in live and dead pools that include standing trees, roots and soil (Van Pelt et al., 2006; Stella et al., 2012; Matzek et al., 2014). Riparian forests therefore constitute a potentially substantial carbon sink, especially in water-limited regions where grasslands or other non-forest vegetation types predominate. However, because it occupies comparatively little land area compared to forests traditionally exploited for timber, this forest carbon sink has been virtually ignored by foresters and by policymakers, and the impact of river management strategies on its size and dynamics is largely unknown.

In this proposed work, we seek to fill in the knowledge gap between our current understanding of forest dynamics in the Rhône fluvial corridor, and the development of a new paradigm for management of the Rhône that incorporates payment for ecosystem services, by characterizing the carbon stocks of naturally regenerated riparian forests (Gruel, 2014). We profit from our previous riparian forest inventory, undertaken in 2014 with the support of OHM-VR, which was intended to determine how natural forest regeneration was responding to current and historical regime changes. In that inventory of 88 plots (distributed along the four sectors of Pierre-Bénite, Péage de Roussillon, Donzère-Mondragon, and Montélimar), we measured the density and basal area of live and standing dead trees, along with the density and volume of coarse woody debris (Figure 2). Now, we request a small additional investment in fieldwork and data analysis that will allow us to calculate the carbon stocks in our inventory plots, scale the analysis to the whole river from Lyon to the Mediterranean, and provide the impetus for developing an accurate methodology to estimate carbon credits resulting from current and future management actions.

Translated abstract :

Les zones riveraines fournissent une foule de services écosystémiques importants liés à la qualité de l'eau, à l'intégrité des berges, à l'habitat de la faune et à l'apport d'énergie et de débris ligneux dans le cours d'eau (Gregory et al., 1991). En raison de la combinaison de ressources abondantes et de perturbations fréquentes, les forêts riveraines abritent des arbres à croissance rapide qui accumulent rapidement de la biomasse, à la fois dans les bassins vivants et morts qui comprennent les arbres sur pied, les racines et le sol (Van Pelt et al., 2006 ; Stella et al., 2012 ; Matzek et al., 2014). Les forêts riveraines constituent donc un puits de carbone potentiellement important, en particulier dans les régions limitées en eau où prédominent les prairies ou d'autres types de végétation non forestière. Cependant, parce qu'il occupe comparativement peu de surface par rapport aux forêts traditionnellement exploitées pour le bois, ce puits de carbone forestier a été pratiquement ignoré par les forestiers et les décideurs politiques, et l'impact des stratégies de gestion des rivières sur sa taille et sa dynamique est largement inconnu. Dans ce travail proposé, nous cherchons à combler le manque de connaissances entre notre compréhension actuelle de la dynamique forestière dans le corridor fluvial du Rhône, et le développement d'un nouveau paradigme pour la gestion du Rhône qui intègre le paiement pour les services écosystémiques, en caractérisant les stocks de carbone des forêts riveraines naturellement régénérées (Gruel, 2014). Nous profitons de notre précédent inventaire des forêts riveraines, entrepris en 2014 avec le soutien de l'OHM-VR, qui avait pour but de déterminer comment la régénération naturelle des forêts répondait aux changements de régime actuels et historiques. Dans cet inventaire de 88 parcelles (réparties le long des quatre secteurs de Pierre-Bénite, Péage de Roussillon, Donzère-Mondragon et Montélimar), nous avons mesuré la densité et la surface terrière des arbres vivants et morts sur pied, ainsi que la densité et le volume des débris ligneux grossiers (Figure 2). Nous demandons maintenant un petit investissement supplémentaire dans le travail de terrain et l'analyse des données qui nous permettra de calculer les stocks de carbone dans nos parcelles d'inventaire, d'étendre l'analyse à l'ensemble du fleuve, de Lyon à la Méditerranée, et de fournir l'impulsion nécessaire pour développer une méthodologie précise afin d'estimer les crédits carbone résultant des actions de gestion actuelles et futures.