MICRORIGO : Sur la piste des micropolluants : risques et gouvernance du fleuve Rhône
MICRORIGO : Sur la piste des micropolluants : risques et gouvernance du fleuve Rhône
2012 OHM Project Rhone Valley OHMLeader : Gramaglia Christelle
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Abstract :
Le plan Rhône, effectif depuis 2007, témoigne des liens qui existent, dans la gestion contemporaine des cours d’eau, entre la recherche de nouvelles formes de gouvernance et une appréhension du fonctionnement de ces espaces, transitant majoritairement par des situations de crise liées à des risques récurrents. Les inondations de 2003 ont ainsi questionné la place et le rôle joué par les divers acteurs ayant à voir avec le traitement du fleuve et de ses possibles débordements. Les concertations menées lors de la phase d’élaboration du plan Rhône ont créé un espace social de confrontations et de discussions qui n’existait pas jusqu’alors ou simplement de manière isolée, en lien avec une action publique précise. A la suite de crise générée par la découverte de la pollution du fleuve par les PCB en 2007, un plan de gestion spécifique a ainsi été mis en place avec des groupes de travail auxquels participent des représentants d’associations de protection de la nature (Babut, Putavy, Gramaglia, 2008). Cette évolution tranche avec la façon dont les alertes précédentes avaient été gérées, c’est-à-dire de manière confinée, entre experts autorisés. Des interdictions de consommer les poissons ont néanmoins été édictées dans l’urgence par les pouvoirs publics, sur toute la longueur du fleuve. Décision de crise pour gérer un risque récurrent, tel semble être le schéma de réponse immédiatement mobilisé par les pouvoirs publics dans ces situations, avec ensuite des difficultés pour rétablir la confiance nécessaire à l’élaboration de solutions concertées. Or, le plan Rhône a été développé dans le but de favoriser le développement durable du fleuve et de sa vallée. Cet engagement en faveur de la durabilité implique d’imaginer d’autres modes de gestion des risques qui permettraient d’éviter les crises, ou du moins de les anticiper collectivement. La recherche proposée s’inscrit dans ce changement affiché de politique globale en se focalisant sur la question des micropollutions. Etendu à d’autres substances toxiques présentes dans le fleuve que le seul PCB, elle a pour objectif prioritaire de comprendre comment ce type de pollution est appréhendé (ou pas) et traité par différents acteurs. Il s’agit d’étudier les différentes attitudes face à ces polluants : comment les riverains, en fonction de leur relation pratique et symbolique avec le cours d’eau, composent avec les risques, s’accommodent des nouvelles dispositions réglementaires, les acceptent ou bien les contestent ? Comment réagissent-ils aux discours officiels et à quelles autres sources d’information ont-ils recours pour évaluer les risques auxquels ils s’exposent ? Comment d’autre part, la pollution affectant des projets de restauration écologique en cours, est-elle appréhendée par les acteurs en charge de leur réalisation ? Comment ce risque est-il pensé en relation avec d’autres risques tels que les inondations (Allouche & Nicolas 2011) ? Existe-t-il une hiérarchie dans leur gestion respective et si oui, quels sont les arguments avancés pour l’expliquer ? Quel cas les gestionnaires font-ils des points de vue des riverains pour arbitrer entre différents objectifs de restauration et/ou risques ?Context
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