La question du stockage terrestre des résidus de la production d’alumine dans le sud de la France (XIXe- XXIe siècles)

La question du stockage terrestre des résidus de la production d’alumine dans le sud de la France (XIXe- XXIe siècles)

2019 OHM Project Provence Coalfield OHM

Leader : Renaux Thierry

Project leader’s laboratory : Centre de recherches historiques
Full address of laboratory : 54 boulevard Raspail - 75006 Paris

Coauthor(s) : Mauve CARBONELL

Keywords :

Histoire Histoire industrielle Alumine Bauxite Boues rouges Résidus Industrie chimique Environnement Désindustrialisation Patrimoine industriel Procédé K.J. Bayer Procédé H. Sainte-Claire Deville et L. Le Chatelier.

Disciplines :

Histoire

Abstract :

L’objectif général de ce projet est d’analyser, sur le temps long (XIXe- XXIe siècle), les modes de stockages terrestres des résidus de la production d’alumine dans le sud de la France, un des hauts lieux historiques de la fabrication de cet oxyde. Depuis 1860, l’alumine est produite à partir de bauxite - d’abord par le procédé Deville-Le Chatelier puis par le procédé Bayer. À partir de 1923, ce dernier procédé est employé de façon quasi exclusive. Quel que soit le mode préparatoire mis en œuvre, la production d’alumine à partir de bauxite génère une grande quantité de déchets (environ 50 % du minerai traité). Cinq usines ont produit de l’alumine en France par les procédés Deville-Le Chatelier et/ou Bayer (Salindres, Gardanne, Saint-Louis-les-Aygalades, La Barasse et Château-Arnoux-Saint-Auban). Ce projet vise à retracer l’histoire des différents sites de stockage terrestre (la plupart n’étant plus exploités industriellement) de ces usines et de leur gestion (en leur temps), afin de les mettre en perspective avec celui de Mangegarri qui est le seul encore « en activité ». Une place essentielle de ce travail sera consacrée à la valorisation et à la réhabilitation de ces lieux de stockage, ainsi qu’à leur inscription dans le paysage actuel. De ces exemples, la question sera posée de savoir s’il est possible de tirer des conséquences et/ou de déterminer des pistes de réflexion quant au devenir du site de Mangegarri. En résumé, serait-il possible de faire une (ou des) transposition(s) pour l’avenir de ce site ?