Dynamique de la végétalisation arbustive et impact sur les ressources pour les communautés dans le bassin versant de la rivière George (Projet Aquabio/Imalirijiit).

Dynamique de la végétalisation arbustive et impact sur les ressources pour les communautés dans le bassin versant de la rivière George (Projet Aquabio/Imalirijiit).

2019 OHM Project Nunavik OHMi
Image d'illustration du projet

Leader : Dedieu Jean-Pierre

Project leader’s laboratory : Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE)
Full address of laboratory : Laboratoire IGE-CNRS Batiment OSUG-B, 460 rue de la Piscine. Domaine Universitaire. 38058 Grenoble.

Coauthor(s) : Esther Lévesque, Professeure, Université du Québec à Trois Rivières (UQTR)

Keywords :

Climat Environnement Végétation Alimentation

Disciplines :

Biogeographie Climatologie Ecologie Sociologie

Abstract :

Ce projet d’étude des dynamiques végétales dans le bassin versant de la rivière George (42 000 km2) au Nunavik a pour objectif précis la discrimination par télédétection spatiale optique des landes ligneuses basses dominées par les Ericacées et leur cartographie, dans un souci de disponibilité des petits fruits pour les communautés. En effet, une augmentation globale de la productivité végétale a été observée sur les 30 dernières années dans les écosystèmes de haute latitude. Notre étude récente sur ce bassin par télédétection Landsat 1985-2015 confirme cette nette tendance (Housset et al, 2019), tout particulièrement pour les secteurs de toundra arctique (village de Kangiqsualujuuaq). Les formations arbustives basses (bouleau) progressent au détriment des plantes à petits fruits (baies comestibles). Une méthode nouvelle d'indice spectral (NARI) est proposée sur images du satellite Sentinel-2, afin de discriminer et quantifier ces plantes Ericacées par rapport aux autres formations végétales du bassin versant. Ce projet découle d’une collaboration depuis 2016 entre l'Université de Grenoble, l'UQTR, et UMontréal dans le cadre de l'APR "Aquabio/Imalirijiit" de l'OHMI-Nunavik. Les résultats novateurs obtenus seront bénéfiques à la fois pour la communauté scientifique appliquant sur les milieux arctiques et pour les communautés locales.