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Leader: NDONG A.T.

Abstract

La région sahélienne en Afrique septentrionale, correspond à une étroite bande de terre large de 500 à 700km, qui s'étend de l'Atlantique à la mer Rouge (Atlas, 1998). Elle est comprise entre les latitudes 15° et 20°N et les isohyètes 100 et 600mm, et couvre une superficie de 5,378 millions de km² (Akpo, 1990). Cette région se singularise du reste de l’Afrique par ses traits physiques et biologiques dont les principales caractéristiques sont l’aridité et la fragilité des écosystèmes. Au Sénégal, le sahel correspond à une zone appelée Ferlo ou zone sylvopastorale située au sud de la vallée. Divers études sur les dynamiques de peuplements végétaux menées dans cette zone sylvopastorale font mention ces dernières années, d’une dégradation progressive du couvert végétal. Ce problème se pose avec acuité surtout aux abords immédiats des forages aménagés dans le nord du Sénégal où l’on observe des auréoles de surfaces dans lesquelles la végétation tend, de plus en plus à disparaitre (LEHOUEROU 1977 ; BOUDET 1978 ; TOUTAIN et PIOT 1980 ; UNESCO-PNUE-FAO 1981; BARRAL 1982 ; WISPELAERE et NOEL1983 ; CHILD et al 1984). Certains auteurs expliquent la dégradation du couvert végétal sahélien par les sécheresses successives observées depuis 1973 et par l’aridification du climat (TOUTAIN et PIOT 1980 ; BREMAN ET KRUL 1983) ; d’autres contestent vigoureusement cette version et attribuent la dégradation au surpâturage. Selon ces derniers, les péjorations climatiques ne sont pas un fait nouveau dans l’histoire du Sahel, dans la mesure où des sécheresses sévères, comme celle de 1913-1914, n’ont pas fortement perturbé l’équilibre écologique local (LEHOUEROU 1977). Ainsi étudier l’histoire de la végétation dans cette zone pour connaitre l’origine de cette dégradation, nécessite que des séries paléoenvironnementales longues et bien datées soient étudiées. Or, jusqu’à présent seul le Lac de Guiers (J.L.SAOS et al 1981 et1982 ;A.M.LEZINE et al 1986, 1988 et 1989) situé dans la partie occidentale de notre zone d’étude, a fourni des séries palynologiques continues recoupant des sédiments d’âge holocènes. Les données palynologiques ont montrées qu’une modification paléogéographique a entrainée localement le développement de la mangrove à l’emplacement du Lac actuel durant le Nouakchottien, puis son remplacement par une végétation d’eau douce dans un environnement sahélien à l’holocène récent (LEZINE, 1986). A l’échelle régionale, de grandes variations ont affecté l’environnement végétal dans l’ensemble du bassin versant du Lac. (LEZINE et al. 1986) C’est ainsi que notre étude se propose de compléter les quelques recherches paléoécologiques menés au cours des années 80 et qui ont permis de reconstruire l’histoire paléoenvironnementale de ce secteur en fixant notamment la mise en place des conditions actuelles vers le début de notre ère. L’objectif principal de cette étude est de concourir à développer une approche de rétro-observation des dynamiques écologiques en zone sahélien et tout particulièrement sur le terrain de l’OHM (Observatoire Homme Milieux).) Cette approche d’histoire de l’environnement qui privilégie la prise en compte de la longue durée comme échelle de reconstitution des trajectoires environnementales a pour ambition de donner un cadre temporel élargi aux dynamiques actuellement observées et par conséquent, de faciliter les démarches de modélisations qui pourraient être amenées à se développer ultérieurement. Pour l’atteindre, nous nous sommes fixés des objectifs spécifiques à savoir : - L’étude d’enregistrements sédimentaires dans le lac de Guiers et dans les mares temporaires qui fera l’objet d’une analyse multi-proxy (trois proxys : pollens et spores, microfossiles non polliniques et particules carbonisées) permettant de document le dernier millénaire tout en analysant le contenu en particule carbonisées susceptible de donner lieu à une reconstitution du signal incendie. - La reconstruction de l’histoire du feu et de leurs impacts sur les écosystèmes à partir d’une étude antracologiques et/ou pédoantracologique d’enregistrement sédimentaire. - La détermination de l’état actuel des ressources végétales tout autour des mares temporaires et du lac de Giers à partir de relevés échantillonnés dans la zone d’étude.

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Leader: Napoleone Claude
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Leader: Arnaud Aurélie
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Leader: Raynal Jean-Claude
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Leader: Bridier Sébastien
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Leader: Robinson Paul
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Leader: Tozzi Pascal
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Leader: Diatta S

Abstract

Dans la zone sahélienne, l’élevage est l’activité principale des populations. L’élevage, extensif, est de type traditionnel et l’alimentation des animaux est basée essentiellement sur les pâturages naturels. Le pâturage herbacé produit au cours de la courte période des pluies n’existe que pendant une partie de la saison sèche (AKPO et GROUZIS, 1996). L’insuffisance et l’irrégularité des pluies accentuent le déficit en fourrage herbacé. En complément pendant la longue saison sèche, les ligneux fourragers constituent un appoint alimentaire important. Pour satisfaire les besoins de plus en plus importants des populations, notamment celles de la zone de la Grande Muraille Verte (GMV), avec les possibilités actuelles du milieu, une liste d’espèces adaptées à la zone a été proposée parmi lesquelles nous avons repéré Maerua crassifolia. C’est est une espèce très appétée par les animaux domestiques, avec un fourrage d’extrême qualité. Les feuilles, riches en β-carotène (BERGE et HVEEM, 1992) et les fruits, qui constituent un excellent fourrage durant la saison sèche (ACHARD, BOULKACIM et GOURO, 1991), sont particulièrement des sources de protéines et d’éléments minéraux (LE HOUEROU, 1980). Les rameaux verts sont broutés par tous les animaux domestiques et sauvages. Il semble toutefois que les chevaux et les ânes n’en consomment pas ou très peu. Le chameau aime les fleurs. C’est une plante rustique, résistante au broutage (CISSE, 1980). Les fruits sont combustibles. Les feuilles très riches en calories sont utilisées en pharmacopées pour les coliques. Elles sont aussi mangées avec le couscous. L’écorce est utilisée contre la fièvre, la carie dentaire, ou pour purifier l’eau. Réduite en cendre, l’écorce est utilisée pour faire de la teinture noire (ARBONNIER, 2000). L’objectif général de ce projet est de caractériser les sols des populations à Maerua crassifolia identifiés dans les zones de Widou et Tessékéré.

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Leader: Sembene M.

Abstract

L’objectif global de cette étude est d’analyser la bio-écologie, la variation et la structure génétique des populations de Sitophilus zeamaïs dans et en dehors de la zone de la grande muraille verte, en vue d’identifier clairement les possibilités d’interconnexion mais aussi d’isolement biologique. Il s’agira aussi d’étudier les événements démographiques qui ont probablement façonné la structuration génétique de ce ravageur. Ces investigations permettront, à termes, d’apporter des solutions dans la conservation du maïs, céréale de grande importance alimentaire et économique.

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Leader: Guisse Aliou

Abstract

En Afrique, les fruitiers locaux ont une grande importance pour l’alimentation des populations locales et ont toujours fait l'objet d’exploitation sous forme de cueillette (Aubreville, 1950). Toute fois certaines espèces de cueillette ne sont pas comptabilisées dans le lot des plantes alimentaires et ne sont consommés que pendant la période de soudure ; et pourtant, leur importance du point de vue apport nutritionnel et en tant que source de revenus pour les populations pourrait être d’un appoint non négligeable (FAO, 2003). Sclérocarya birrea (A. Rich) est un végétal ligneux qui pousse naturellement en zone soudano sahélienne au Sénégal (Grouzis et Sicot 1980). Les mésocarpes des fruits sont sucés en période de soudure et les noix oléagineuses sont très peu exploitées. Très peu d’études se sont intéressées aux fruits de la plante. Leurs utilisations en industrie agroalimentaire et cosmétique sont également rares. C’est dans ce cadre que nous nous sommes intéressés à l’espèce Sclérocarya birrea (A. Rich) pour chercher à évaluer la valeur nutritive de ses fruits en tant qu’aliments de soudure. Dans ce présent travail, nous étudierons les caractéristiques physico-chimiques de la pulpe et des huiles.

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Leader: Ndiaye A.B.

Abstract

La présente proposition a pour objet l’étude de l’impact des Termites sur la distribution de la végétation herbacées dans les parcelles reboisées non pâturées et leurs alentours pâturés. Le sol, support de la végétation, est un milieu au sein duquel vivent beaucoup d’organismes, au nombre desquels les Termites. Les Termites font partie des espèces qui, par leurs actions directes ou indirectes, impactent significativement et durablement le développement et la production des plantes. Dans les savanes africaines, plusieurs études ont démontré le lien qui existe entre les qualités nutritives et structurales des sols et les Termites, qualifiés de ce fait ingénieurs de l’écosystème. A travers leurs activités de construction, les Termites enrichissent le sol et contribuent, tant au niveau microscopique qu’au niveau macroscopique, à une diversification des habitats. Les modes 3/22d'alimentation et de nidification des Termites conduisent à la mise en place d'interactions symbiotiques entre les termites et les organismes qui vont des microbes aux organismes supérieurs, animaux ou végétaux. Selon Okullo & Moe (2012), le pâturage exclu, les Termites sont le facteur le plus déterminant de la variation spatial de la strate herbacée en savane. D’après Jouquet et al. (2004), dans les savanes humide guinéennes de Côte d’ivoire, ce rôle est principalement joué les Macroterminae. Ainsi, le rôle des termites dans le fonctionnement de l'écosystème, qui va bien au-delà d'un simple maillon dans la chaîne alimentaire, mérite d’être connu pour une gestion durable des écosystèmes savanes.

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Leader: Autran Jacques
Disciplines
Architecture Urbanisme Geomatique
Keywords
Micro-climat Historique SIG Occupation du sol MOS

Abstract

L’étude proposée a pour objectif d’étudier l’incidence de l’évolution de l’occupation et l'utilisation des sols du littoral, de la Ciotat à Port-Saint-Louis du Rhône, sur l'évolution des températures de ces territoires. Le présent rapport présente les premiers résultats de l’étude soutenue par l’OHM Littoral Méditerranéen. Entreprise depuis Juillet 2013, cette étude s’est déroulée jusqu’à aujourd’hui en deux phases : après recueil de la documentation nécessaire, nous avons tout d’abord établi une base de données spatiales et temporelles décrivant les étapes principales de l’occupation du sol sur l’ensemble du littoral depuis 1830 jusqu’à aujourd’hui ; suite à l’analyse de cette évolution, nous avons choisi, décrit et analysé plus en détail deux ensembles urbains représentatifs : Martigues- Port de Bouc et Marseille. La troisième phase de l’étude, qui sera conduite aux mois d’Avril, Mai et Juin 2014, nous permettra de compléter les résultats de l’analyse d’indicateurs d’évolution obtenus à l’heure actuelle par une analyse de l’évolution des températures, ainsi que d’investir deux autres territoire (Sausset-Carry, La Ciotat), tout en s’efforçant de porter un regard critique sur la méthode utilisée et enfin de proposer les orientations principales pour la poursuite de cette étude. L’étude a été conduite avec deux objectifs : d’une part, loin de vouloir apporter des résultats définitifs, il s’agissait d’estimer les effets du processus d’urbanisation sur le microclimat du littoral; d’éprouver simultanément le potentiel, les difficultés d’utilisation et les limites de la nomenclature « LCZ » dans l’interprétation du territoire et l’analyse de son évolution historique en matière microclimatique. L’approche mise en œuvre s’appuie sur la cartographie et son corollaire actuel : les bases de données spatiales et les Système d’Information Géographique qui permettent leur exploitation.


Participants

Villadiego Bernal Katia

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Leader: Melin Hélène
Disciplines
Anthropologie Ecologie Geographie

Abstract

Gestion et valorisation des milieux,par le patrimoine naturel et culturel autour des sentiers,application à deux cas d’étude du littoral méditerranéen: les portes des Calanques de Marseille (Bouches-­Du-­Rhône) et les Rivages de Balagne (Corse).

Ce projet de recherche propose de fédérer plusieurs équipes de recherche sur des thématiques prioritaires de l’OHM. Il s’articule autour de quatre axes de recherche : - Qualité des milieux - Gestion et protection des espaces et des milieux - Services eco-systémiques et aménités environnementales - Qualité de vie


Participants

Deboudt Philippe, Dos Santos Antonio, Masson Eric

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Leader: Baghdikian Béatrice
Disciplines
Ecologie Chimie
Keywords
Littoral méditerranéen Pétrochimie Usage des plantes Risque pour la santé Génotoxicité Écologie territoriale Ethnobotanique Phytochimie

Abstract

Des pratiques de cueillette sur le territoire littoral de Fos-sur-mer à Lavéra, fortement industrialisé avec la présence de complexes pétrochimiques, ont été identifiées. Elles sont anciennes et se maintiennent sur ce territoire. Cependant la conscience des effets de la pollution sur l'environnement n'est pas clairement développée chez les personnes cueilleuses enquêtées. D'autre part, un nombre restreint d'études sur le transfert de pollution aux plantes sauvages comestibles a été recensé et il existe donc des questionnements quant aux risques de contamination du réseau trophique par cette voie d'exposition. Un travail interdisciplinaire a donc été proposé dans ce projet pour apporter des réponses à ces questionnements. La méthodologie utilisée croisant le travail de terrain préalable des sociologues et des écologues puis le travail de laboratoire des chimistes de l'environnement, des écotoxicologues et des pharmacognostes a ainsi été validée. Les données bibliographiques et le travail de repérage de terrain ont permis de sélectionner deux sites d'études : Fos-sur-Mer, identifié comme "pollué" et Carro, en tant que site de référence. L'analyse floristique a permis de sélectionner les espèces suivantes : Asparagus acutifolius, Rosmarinus officinalis et Urospermum dalechampii, plantes recensées lors de l’enquête sociologique comme étant récoltées à des fins de consommation par les populations locales. L'étude de la pollution des sols et des plantes a été réalisée sur les deux sites sélectionnés. L'analyse des contaminants a permis de montrer, au niveau des sols, la présence de HAP, composés à caractère toxique, ayant pour origine la combustion (bois, charbon, pétrole, végétaux). De plus, ces sols possèdent des propriétés mutagènes et le sol de Carro (pourtant sélectionné comme site de référence) présente une toxicité plus élevée que le sol de Fos. Ces sols ne présentent pas de contaminations importantes en métaux et métalloïdes. Pour les PCB, les valeurs obtenues correspondent au bruit de fond de ce type de pollution et les pesticides sont à l'état de traces. Pour les plantes, il n'y a pas de contamination élevée en métaux et métalloïdes, les teneurs en HAP sont faibles mais ces molécules sont détectées. Pour les PCB, les teneurs obtenues ne sont pas négligeables et les teneurs en pesticides sont très faibles, le DDT est absent. Les extraits hydro- alcooliques de plantes ne présentent pas d’activité mutagène. Cette étude montre la difficulté de trouver un site de référence sans contamination pour une telle étude malgré l'analyse bibliographique préalable. Les résultats obtenus interrogent également sur les sources de pollution qui peuvent ne pas être liées aux grandes industries régionales et pourtant générer des effets écotoxicologiques non négligeables. Cette étude ouvre donc vers d'autres pistes de recherche pour une meilleure compréhension de la dispersion de la pollution et de ces sources à l'échelle d'un territoire pour pouvoir développer des outils d'information pour les populations.


Participants

Olliver Evelyne, De Meo Michel, Di Giorgio Carole, Laffont-Schwob Isabelle, Salducci Marie-Dominique, Masotti Véronique, Prudent Pascale, Barthelemy Carole, Wafo Emmanuel, Judzentiene Asta, Mskhiladze Lasha

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Leader: ANTOINE Jean-Marc

Abstract

Le projet MODHYC (Mesure et Observation des Dynamiques HYdroClimatiques), programmé sur 4 ans (2010-2013), vise globalement à faire le point sur l’évolution de la ressource en eau et des modalités du cycle de l’eau dans le bassin du haut-Vicdessos à l’amont de Vicdessos.   Plus concrètement, il est prévu de : Collecter des données hydroclimatiques et hydrogéomorphologiques historiques et reconstituer leur dynamique (pluviométrie, débits, manteau neigeux, dynamique de versants, charge alluviale…), sur une période pouvant remonter jusqu’à la fin du XIXe siècle. Produire, collecter et analyser des données hydroclimatiques contemporaines, essentiellement en termes quantitatifs (pluvio-nivométrie, débits…), mais aussi qualitatifs (biogéochimie des eaux). A cet effet, les campagnes d’analyse biogéochimique des eaux débuteront dès le début de l’année 2010, parallèlement à l’implantation de deux stations hydrométriques et de deux stations météorologiques qui seront opérationnelles en septembre 2010 pour démarrer la première année hydrologique de mesure. Ultérieurement, des mesures de turbidité et de charge alluviale pourront faire l’objet d’un prolongement du projet. Analyser les implications socio-territoriales des dynamiques observées, tant en termes de ressource que de risque : disponibilité et qualité de la ressource (eau, neige), contraintes climatiques et géomorphologiques (dynamique de versant, des lits fluviaux, crues…). Définir des tendances prospectives sur la base des mesures effectuées mais aussi d’une mise en perspective des tendances hydroclimatiques historiques. Le projet fédère à la fois des partenaires scientifiques du PRES de Toulouse (laboratoires LMTG, CESBIO, GEODE pour un total de 10 chercheurs), et des partenaires institutionnels (DREAL Midi-Pyrénées, EDF, RTM Ariège) impliqués à des titres divers (fourniture de données, appui technique, mise à disposition de sites…). 

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Leader: BURENS Albane

Abstract

I- Rappel de la problématique : L’objectif du projet P2AS est de préciser les modalités de l’exploitation des ressources et des espaces de haute montagne en se fondant d’une part sur l’information archéologique et d’autre part sur l’information pédo-sédimentaire. Le projet s’inscrit en complémentarité avec plusieurs projets de l’OHM Haut Vicdessos : DYVAH (D. Galop), MODHYC III (J.-M. Antoine) et Altos (E. Chapron). Ce projet, dont la mise en œuvre a débuté en 2010, a permis dans un premier temps de réaliser une cartographie des témoins de peuplement de la montagne de Bassiès : prospections pédestres, caractérisation des structures pastorales, étude des formes de l’occupation de l’espace pastoral, datation d’une structure pastorale par mesures isotopiques (19e-20e s. {G. Leroux}. Par ailleurs, ce programme a permis la géolocalisation et la cartographie des trois grands types d’archivages pédo-sédimentaires de la zone des étangs de Bassiès (plaquages morainiques, remplissages fluvio-tourbeux, cônes alluviaux) et a permis l’étude des sols (sondages).   II- Rappel de la méthodologie : Mise en œuvre d’une démarche intégrée associant le processus anthropique et la constitution de réservoirs sédimentaires. L’objectif est de confronter les enregistrements sur l'anthropisation, les dynamiques paléobiologiques et la réactivité du système géomorphologique de haute montagne au travers des enregistrements sédimentaires et pédologiques.

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Leader: CHAPRON Emmanuel

Abstract

Le projet « Archives Lacustres d’altiTudes du vicdessOs dans la haute vallée de Soulcem » (ALTOS) 2013 s’inscrit dans la continuité des projets OHM Haut-Vicdessos EMPAL 2010, ALTOS 2011, ALTOS 2012 et ROHM ARCHIVOS 200 dont les études ont permis la détermination des empreintes climatiques et anthropiques sur la zone de Bassiès, via l’analyse des archives sédimentaires lacustres dans le secteur pilote de Bassiès. Afin de régionaliser nos résultats, nous nous focaliserons cette année (juillet 2013) sur le secteur de la Haute vallée de Soulcem située à proximité de Bassiès, à la frontière entre la France et l’Andorre (Figure 1). Ce projet visera à préciser la chronologie des fluctuations climatiques holocènes et notamment des phases hydrologiques marquées, d’ores et déjà identifiées dans la vallée de Bassiès (Simonneau et al., 2012). A termes, nous espérons préciser les influences de ces aléas climatiques sur l’évolution de l’anthropisation de cette vallée, documentée dès le Néolithique à plus basse altitude, mais s’intensifiant significativement durant l’âge du Bronze puis au cours du dernier millénaire (Galop & Jalut, 1994). ALTOS 2013 propose une approche intégrée couplant la caractérisation des bassins versants et des archives lacustres. Pour chaque système sélectionné, le projet précisera la bathymétrie et la géomorphologie des fonds par sonar à balayage latéral, ainsi que la géométrie des remplissages sédimentaires par sismique réflexion à haute résolution. Cette stratégie permettra de bien caractériser les facies acoustiques associés au substrat et an remplissage sédimentaire afin d’optimiser le choix des sites de carottages gravitaires dans des environnements fins et non remaniés (même si de fortes teneurs en gaz limiteraient les prospections géophysiques en sub-surface). Cette approche comparera donc pour la première fois un système lacustre d’atltitude entièrement artificiel, le barrage hydroélectrique de Soulcem, d’origine récente (1970) et qui viens de faire l’objet d’une vidange et de travaux de maintenance. Il s’agira ici d’établir un état de référence de ce vaste piège à sédiment piégeant les flux sédimentaires de la vallée. Une approche similaire dans le lac naturel de Médécourbe est également programmée afin d’optimiser des sites de carottages et de préciser l’évolution de la sédimentation terrigène à la tête de ce bassin versant du territoire de l’OHM où les empreintes climatiques et anthropiques seront à décrypter.

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Leader: CHAUVET Eric

Abstract

Les expérimentations réalisées en 2012 ont porté essentiellement sur le ruisseau d’Artigues. La réduction du débit à l’aval de la centrale s’est traduite par une diminution significative de la contribution des invertébrés détritivores à la décomposition des litières, alors que celle des microorganismes décomposeurs (champignons) n’a pas été affectée. L’étude sur le ruisseau d’Artigues sera reproduite en 2013 et étendue au Vicdessos, impacté par les éclusées de la centrale d’Auzat. Les perturbations dans ce dernier consistant à la fois en des modifications de débit et de température, l’analyse combinée des réponses des deux cours d’eau permettra de quantifier l’influence respective des deux composantes du changement global (vitesse du courant et température) dans l’altération d’un processus-clé de l’écosystème.

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Leader: DERIOZ Pierre

Abstract

Le projet Systerpa 3 s’inscrit dans le prolongement direct des travaux réalisés en 2011 (Systerpa 1) et 2012 (Systerpa 2) dans le cadre de l’OHM Pyrénées-Haut-Vicdessos, avec pour objectif cardinal l’interprétation du Vicdessos en tant que système territorial montagnard en mutation, sous le double effet de dynamiques socio-spatiales de temps long (déprise agro-pastorale au bénéfice des espaces forestiers) et de temps court (reconversion volontariste de l’économie locale dans les activités récréatives et touristiques pour compenser la disparition rapide de la vocation mono-industrielle autour de laquelle elle s’était structurée au XXe siècle, avec glissement d’une économie à dominante productive à une économie à dominante résidentielle). Au delà du volontarisme politique qui porte cette transformation, l’enjeu de la recherche réside dans l’évaluation de la cohérence et du degré de consolidation du système territorial en émergence, qui comporte des éléments nouveaux (formes adaptatives, innovations…) mais compose aussi avec les héritages (pastoraux, forestiers, industriels…) des systèmes antérieurs. Pour permettre une réflexion prospective, les efforts de formalisation du système territorial doivent tout autant mettre en évidence les forces motrices que les tensions, les blocages et les fragilités. Le souci d’explorer la complexité territoriale sans la simplifier à outrance mais en tentant d’en dégager les structures et les fonctionnements majeurs a conduit à privilégier trois voies de formalisation systémique du système territorial : interprétation en termes de sous-systèmes articulés (géosystème, système socio-économique, sous-système des représentations). C’est sur le sous-système socio-économique que les travaux ont pour le moment été poussés le plus loin. Formalisation systémique des problématiques majeures du territoire (reconversion industrielle, mise en tourisme, déprise/reforestation…) conduit au contraire à mettre en relation des éléments de toute nature, matériels/immatériels, « naturels »/anthropiques, « réels »/représentationnels, et transcende donc les sous-systèmes précédemment évoqués, l’accent étant mis sur les processus évolutifs et les dynamiques (approche diachronique). L’analyse du degré de cohérence et d’ouverture du Vicdessos, enfin, passe par celle des interactions entre l’échelle du système territorial et son environnement extérieur à différentes échelles, du micro-régional au globalisé : le degré d’autonomie/dépendance du territoire (emplois, services…) a été exploré dans ce cadre, de même que les questions stratégiques liées à l’intégration du Vicdessos dans une « destination » « Montagnes de Tarascon–Vicdessos » juste un peu plus large que la Communauté du Communes d’Auzat et du Vicdessos. Considéré selon trois angles d’attaque distincts mais complémentaires, le paysage occupe une place centrale dans la recherche : source d’information directe sur le territoire et ses transformations, il représente l’expression perceptible d’un état du système, à un moment donné, et pour un espace donné au sein du territoire (fonctions indicatrices et intégratrices du paysage) : l’approche typologique des paysages du Vicdessos réalisée au cours de l’année 2011 a permis de distinguer huit types paysagers différents, sur des critères qui croisent notamment étagement des milieux, occupation du sol et distribution des activités anthropiques. Ces différentes physionomies paysagères traduisent des équilibres différents entre les vocations pastorales, forestières (forêts RTM), énergétiques (hydroélectricité) et touristiques, et correspondent ainsi à des expressions localisées du système territorial d’ensemble. complexe de représentations mentales du territoire, différentes d’un groupe d’acteurs à l’autre, mises en scène par les acteurs territoriaux qui portent le projet de reconversion, les représentations du paysage et de ses dynamiques constituent aussi l’un des ressorts majeurs du fonctionnement du système territorial. ressource de base pour la dimension touristique du système contemporain, le paysage constitue enfin un enjeu socio-économique, environnemental et culturel dans le jeu des acteurs (comme tel, ou comme mode d’expression d’enjeux d’une autre nature). L’analyse des multiples interactions entre approches patrimoniales (sentiers d’interprétation, restauration de terrasses…) et mise en ressource par le tourisme rattache étroitement cette troisième approche du paysage à la question des représentations.

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Leader: DAVASSE Bernard

Abstract

Problématique et objectif général La question des temporalités est aujourd’hui devenue centrale pour appréhender les systèmes environnementaux et territoriaux. Une histoire singulière, marquée par le poids de la métallurgie du fer, puis de l’électrométallurgie, dont les paysages portent à l’heure actuelle des traces durables, fait du Haut Vicdessos un territoire-laboratoire exemplaire en ce domaine. Aujourd’hui comme dans le passé, s’y condensent à la fois des initiatives, individuelles ou collectives, positives et novatrices, et des conflits ou des blocages puissants. Il y est possible, d’une part, d’identifier les différentes modalités historiques de gestion des ressources, ainsi que les pratiques sociales associées, tout en en mesurant les conséquences sur les environnements et les paysages et, d’autre part, d’évaluer les réponses apportées par les sociétés aux crises environnementales (ajustements, innovations, conflits, etc.). Tout cela est susceptible d’éclairer une prise de décisions qui, dans une perspective de développement durable des territoires, examinerait une ou plusieurs trajectoires, souhaitées et soutenables, des rapports milieux/sociétés, dans un contexte de haute complexité et de grande incertitude. L’objectif général du projet est donc d’engager une observation, dans la durée, qui s’intéresse aux évolutions paysagères en lien avec les différentes politiques environnementales et territoriales qui ont été menées dans le passé, qui sont en train ou dont il est projeté qu’elles soient mises en œuvre dans le Vicdessos. Une des originalités du projet est de s’intéresser aux représentations sociales. Il s’agit de construire une observation, qui ne soit pas seulement fondée sur la matérialité des environnements et des paysages, mais qui prenne également en compte les sensibilités et les aspirations des acteurs et des populations et de les confronter aux processus étudiés sur le terrain.   Objectifs pour l’année 2013 Fort des acquis des années précédentes qui ont été rassemblés dans un article paru dans le n°33 de la revue Sud Ouest Européen dédié aux Observatoires Hommes-Milieux, nous avons choisi pour l’année 2013 de nous recentrer sur une analyse intégrée, qui vise à étudier dans la durée les relations entre le paysage, considéré à la fois comme structure matérielle, construction symbolique et objet de politiques, et l’exploitation de la ressource hydroélectrique et les aménagements associés (usine, centrale, barrage, aqueduc, conduite forcée, etc.). Ce recentrage présente un double intérêt : (i) il permet, d’une part, de vérifier l’hypothèse selon laquelle le développement de la « houille blanche », à partir du début du XXe siècle, a joué un rôle essentiel dans l’évolution contemporaine des territoires montagnards et dans l’émergence d’une préoccupation « paysagère », ce qui se traduirait à l’heure actuelle par des représentations culturelles particulières, décisives au moment de vivre, de pratiquer et de gérer l’espace, et par des controverses socio-spatiales spécifiques, orientant les politiques menées au nom du développement local, de l’environnement ou du tourisme en particulier. Ainsi, dans le Vicdessos notamment, la question hydroélectrique aurait-elle conditionnée, bien au delà du simple aménagement des infrastructures hydro-électriques, la façon dont on y a exploité les ressources environnementales, envisagé le développement territorial et posé les questions touristiques, patrimoniales et paysagères tout au long du XXe siècle. (ii) ce recentrage permet, d’autre part, d’articuler le présent projet avec les recherches qui sont en train d’être menées par quatre équipes européennes, dont le CEPAGE/ADES et à son initiative, sur le thème « Ressources paysagères et ressources énergétiques dans les montagnes sud-européennes » dans le cadre du programme interdisciplinaire « Ignis mutat res. Penser l’architecture, la ville et les paysages au prisme de l’énergie » piloté conjointement par le Ministère de la culture et de la communication (MCC), le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL) et l’Atelier international du Grand-Paris (AIGP). L’intérêt de la vallée du Vicdessos est qu’elle permet d’appréhender toutes les phases de l’histoire de l’aménagement hydroélectrique en montagne. Elle fut, en effet, équipée dès le début du XXe siècle, à l’initiative de l’un des fils d’Aristide Bergès, « père » de la houille blanche dans les montagnes françaises. Les principaux barrages y ont été réalisés au cours des années 1930 et 1940. Le plus important, celui de Soulcem, a été construit plus tardivement —il n’est mis en eau qu’en 1985—, à la suite de la vive opposition des élus locaux qui ont refusé pendant plusieurs décennies de laisser ennoyer les meilleurs pâturages de la région. La production d’aluminium étant définitivement arrêtée, l’électricité produite alimente aujourd’hui le seul réseau national d’EDF. Quant aux lacs de barrages et aux aqueducs, ils constituent des lieux privilégiés d’une pratique touristique en forte expansion. Cette montée en puissance des activités touristiques est la conséquence du choix fait par les élus locaux d’asseoir le développement local sur un tourisme montagnard sportif et de nature à la suite de la fermeture de l’usine métallurgique. Pour eux, il s’agit, pour l’instant et pour le futur, du seul levier à même de procurer les ressources financières suffisantes pour maintenir le système socio-économique local. Analyser ce choix et la façon dont y est, à l’heure actuelle, mobiliser la « ressource paysagère » constitue l’objectif principal du présent projet de recherche.

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