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1097 résultats

Leader: Patinha Carla

Participants

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Leader: Guissé Aliou
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Leader: Guissé Aliou
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Leader: Kane Aboubacry
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Leader: MAZIER Florence
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Leader: BRIOTTET Xavier
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Leader: CHAPRON Emmanuel
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Leader: DERIOZ Pierre

Abstract

Le projet Systerpa 4 s’inscrit dans le prolongement direct des travaux réalisés en 2011 (Systerpa 1), 2012 (Systerpa 2) et 2013 (Systerpa 3) dans le cadre de l’OHM Pyrénées-Haut-Vicdessos, avec pour objectif cardinal l’interprétation du Vicdessos en tant que système territorial montagnard en mutation, sous le double effet de dynamiques socio-spatiales de temps long (déprise agro-pastorale au bénéfice des espaces forestiers) et de temps court (reconversion volontariste de l’économie locale dans les activités récréatives et touristiques pour compenser la disparition rapide de la vocation mono-industrielle autour de laquelle elle s’était structurée au XXe siècle, avec glissement d’une économie à dominante productive à une économie à dominante résidentielle). Au delà du volontarisme politique qui porte cette transformation, l’enjeu de la recherche réside dans l’évaluation de la cohérence et du degré de consolidation du système territorial en émergence, qui comporte des éléments nouveaux (formes adaptatives, innovations…) mais compose aussi avec les héritages (pastoraux, forestiers, industriels…) des systèmes antérieurs. Pour permettre une réflexion prospective, les efforts de formalisation du système territorial doivent tout autant mettre en évidence les forces motrices que les tensions, les blocages et les fragilités. Le souci d’explorer la complexité territoriale sans la simplifier à outrance mais en tentant d’en dégager les structures et les fonctionnements majeurs a conduit à privilégier trois voies de formalisation systémique du système territorial, inspirées notamment des travaux d’A. Moine (2007) : l’interprétation en termes de sous-systèmes articulés (géosystème, système socio-économique, sous-système des représentations) supposait un travail sur leurs principaux champs d’interaction sans remise en cause de leur cohérence propre, et en tenant compte des connexions spécifiques de chacun d’entre eux avec d’autres échelles (infra ou extra) que celle du territoire d’étude. C’est sur le sous-système socio-économique que les travaux ont été poussés le plus loin (cf. bibliographie) La formalisation systémique des problématiques majeures du territoire (reconversion industrielle, mise en tourisme, déprise/reforestation, recomposition des activités pastorales…) conduit au contraire à mettre en relation des éléments de toute nature, matériels/immatériels, « naturels »/anthropiques, « réels »/représentationnels, et transcende donc les sous-systèmes précédemment évoqués, l’accent étant mis sur les processus évolutifs et les dynamiques. Cette approche diachronique, qui est a priori celle qui peut le mieux servir de support aux approches de nature prospective avec les acteurs locaux, a notamment été conduite en lien avec l’encadrement d’étudiants en stage de longue durée : analyse de l’évolution du système touristique en 2012, et état des lieux socio-économique, spatial et environnemental des activités pastorales en 2013 (cf. bibliographie/fig. 1). C’est sur ces deux secteurs clés du fonctionnement du système territorial du Vicdessos qu’ont porté les investigations de l’année 2013. Un travail d’enquête exhaustif auprès des éleveurs et des principaux acteurs pastoraux en Vicdessos, conduit par E. Cancel (stage co-encadré par la CC de communes d’Auzat et du Vicdessos), a permis de bien cerner le fonctionnement socio-économique actuel des activités d’élevage (systèmes d’exploitation), avec leurs éléments de fragilité comme leurs dynamiques positives, ainsi que leur emprise spatiale (fonds de vallée/estives), (systèmes d’exploitation), et un inventaire raisonné des surfaces (emprise spatiale / qualités fourragères / dynamiques écologiques). L’un des aspects de la recherche a porté sur la part encore modeste (mais en croissance) que ces activités tiennent dans l’offre touristique, au-delà du rôle déterminant d’entretien des espaces ouverts. Sur ce point, le travail sur les systèmes d’exploitations a recoupé l’autre thématique développée en 2013, autour du poids des résidences secondaires (66% du parc immobilier, soit une capacité d’accueil très supérieure à celle des lits marchands), et de l’enjeu essentiel que représente la compréhension des modalités de présence (durée, fréquence des venues, éloignement de la résidence principale…) et du type d’investissement local (associatif, social, politique…) des résidents secondaires. La réalisation d’enquêtes exhaustives (Olbier, Sem), avec l’aide d’informateurs locaux, a confirmé nos premières hypothèses quant aux spécificités du phénomène en Vicdessos, notamment la fréquence et la force des attaches locales (souvent familiales) des résidents secondaires, et leur rôle déterminant dans l’animation des villages (fig. 2). L’analyse du degré de cohérence et d’ouverture du Vicdessos, enfin, passe par celle des interactions entre l’échelle du système territorial et son environnement extérieur à différentes échelles, du micro-régional au globalisé : le degré d’autonomie/dépendance du territoire (emplois, services…) a été exploré dans ce cadre, de même que les questions stratégiques liées à l’intégration du Vicdessos dans une « destination » « Montagnes de Tarascon–Vicdessos » juste un peu plus large que la Communauté du Communes d’Auzat et du Vicdessos ; la place et le rôle du PNR des Pyrénées Ariégeoises, qui englobe la C.C. d’Auzat et du Vicdessos, a également fait l’objet d’une attention particulière au cours de l’année 2013. Considéré selon trois angles d’attaque distincts mais complémentaires, le paysage occupe une place centrale dans cette recherche : source d’information directe sur le territoire et ses transformations, le paysage représente l’expression perceptible d’un état du système, à un moment donné, et pour un espace donné au sein du territoire (fonctions indicatrices et intégratrices du paysage) : l’approche typologique des paysages du Vicdessos a permis de distinguer huit types paysagers différents, sur des critères qui croisent notamment étagement des milieux, occupation du sol et distribution des activités anthropiques. Ces différentes physionomies paysagères traduisent des équilibres différents entre les vocations pastorales, forestières (forêts RTM), énergétiques (hydroélectricité) et touristiques, et correspondent ainsi à des expressions localisées du système territorial d’ensemble. Les rapports entre le système territorial et ses déclinaisons internes (appréciées à l’échelon des types paysagers) restent à approfondir. complexe de représentations mentales du territoire, différentes d’un groupe d’acteurs à l’autre, mises en scène par les acteurs territoriaux qui portent le projet de reconversion, les représentations du paysage et de ses dynamiques constituent aussi l’un des ressorts majeurs du fonctionnement du système territorial. ressource de base pour la dimension touristique du système contemporain, le paysage constitue enfin un enjeu socio-économique, environnemental et culturel dans le jeu des acteurs (comme tel, ou comme mode d’expression d’enjeux d’une autre nature). L’analyse des multiples interactions entre approches patrimoniales et mise en ressource par le tourisme a notamment été travaillé pour une communication au colloque de Blois « Paysage(s) et patrimoine(s) : connaissance, reconnaissance, protection, gestion et valorisation » (sept. 2013, cf. bibliographie). Cette troisième approche du paysage se rattache étroitement à la question des représentations.

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Leader: GERS Charles
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Leader: Gérin Lajoie José
Coauthor(s): Dominique Todisco
Keywords
Savoirs traditionnels Partage de connaissances Territoire Environnement Changements climatiques

Abstract

Le territoire Inuit sera documenté selon une triple approche à la fois pluridisciplinaire, interculturelle et multigénérationnelle. L’installation d’un camp (Land Camp) constituera un cadre favorable à des échanges, à la fois entre les aînés et les jeunes Inuit, et entre les Inuit et les chercheurs; ces échanges porteront sur les savoirs traditionnels, l’expertise locale et les sciences occidentales en matière de changements climatiques et environnementaux ainsi que sur la perception du territoire. Ce contexte permettra des échanges de connaissances difficiles à atteindre dans des contextes plus formels. Les jeunes Inuit participeront à l’élaboration de questions de recherche et à l’acquisition de données, de manière dynamique et concrète, au travers de multiples approches touchant au territoire. Ils développeront des compétences méthodologiques diverses et s’exprimeront sur les liens entre leur environnement, leur milieu physique, leurs traditions et leur héritage. Les aînés contribueront à des entretiens filmés et enregistrés concernant leurs pratiques du territoire, leur environnement, et leur savoir. Les données récoltées fourniront des outils pour mieux connaître et protéger le patrimoine culturel et environnemental bio-physique Inuit, dans une perspective de changements climatiques, de stratégies d’adaptation, et de modernisation des sociétés autochtones.


Participants

Gérin-Lajoie José, Lévesque Esther , Hébert-Houle Émilie , Ghislain Samson , Gauthier Yves , Bernier Monique , Bhiry Najat , Marguerie Dominique , Steelandt Stéphanie

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Leader: Decaulne Armelle
Coauthor(s): Najat Bhiry
Keywords
Aléa Vulnérabilité Avalanches Coulées de Débris déstabilisation paraglaciaire

Abstract

Le projet DANGER propose d’analyser le couple aléa gravitaire – vulnérabilité dans la communauté de Kangisujuaq, désignée par l’ARK pour servir de zone test à l’OHMi Nunavik – Tukisigasuaqatigit. Nous analyserons ici les modalités de déclenchement, de parcours et les caractères menaçant des avalanches, coulées de débris et déstabilisations paraglaciaires des versants rocheux à proximité des habitations mais aussi au long des principaux corridors de circulation qui environnent le village. Notre démarche se veut intégrative des préoccupations de la communauté, l’insérant dans notre réflexion dès la première étape d’inventaire des événements passés, et désirant profondément lui restituer les résultats de nos recherches à l’issue du projet DANGER sous la forme d’un manuel de vigilance. Le projet DANGER sera également l’opportunité de former un étudiant de M2 à la recherche, puisque celui-ci travaillera avec nous à l’analyse des données recueillies sur le terrain lors d’une mission à l’été 2014.


Participants

Mercier Denis, Germain Daniel , Dedieu Jean-Pierre, Hein Fabien, Philie Pierre

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Leader: Blangy Sylvie
Coauthor(s): Thierry Rodon
Keywords
Extraction minière Impact Socio-écosystème Bien-être Santé Activité de subsistance Recherche collaborative

Abstract

Les communautés inuites doivent faire face à des changements sociaux et économiques sans précédent liés à l’industrialisation et aux perturbations climatiques. Le développement minier leur pose de nombreux défis. Elles y voient un véritable potentiel économique, mais aussi des risques pour leurs modes de vie, basés aujourd’hui sur une économie mixte, entre économie salariale et activités de subsistance. Les communautés sont amenées à négocier des projets d’exploitation minière avec les compagnies industrielles. Ce projet propose de répondre aux questions de la communauté de Kangiqsujuaq et de l’ARK (Administration régionale de Kativik) retenues comme prioritaires dans le programme de recherche de l’OHMI Nunavik. Il s’agit d’étudier plus en profondeur les impacts socio-économiques et environnementaux de la mine Raglan (Glencore et Canadian Royalties), de mesurer les liens entre compensations financières, formation, qualification et taux d’emploi inuit à la mine, de développer des stratégies pour des partenariats équitables mine/communauté. Le complexe de la mine Raglan (nickel) installé depuis 20 ans à mi-chemin entre Kangisujuaq et Salluit sera utilisé comme point de référence et comparé à celui de Qamanit‘uaq (mine d’or Agnico Eagle, 2010 et mine d’Uranium Areva, 2015) au Nunavut. L’équipe franco-canadienne qui s’est constituée pour répondre aux préoccupations des Nunavimmiut coordonne des études pionnières sur les impacts miniers dans plusieurs régions de l’Arctique.


Participants

Blangy Sylvie, Bhiry Najat, Dedieu Jean-Pierre, Jourdren Marine, Rixen Annabel, Benoit Stéphanie

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Leader: Wittrant Yohann
Coauthor(s): Ellen Avard
Keywords
Agriculture circumpolaire Serres nordiques Approvisionnement local Développement durable communautaire Sécurité alimentaire Éducation nutritionnelle Santé

Abstract

L'expansion rapides des villages Inuits du Nunavik entraine l'apparition de nouveaux défis significatifs en terme de sécurité alimentaire (disponibilité, coût des fruits et légumes frais; qualité de l'apport nutritionnel; santé des populations). Ce projet vise l’élaboration d’un plan de projet de serre agricole dans la communauté de Kangiqsujuaq pour (1) accroitre l'offre en produits locaux frais (2) optimiser la qualité nutritionnelle de l'alimentation (3) améliorer la santé des populations et (4) contribuer à une stratégie de développement communautaire durable (autonomie, éducation des jeunes, création d’emploi et réintégration sociale). Cette recherche transdisciplinaire est fondée sur une approche participative et collaborative dont les résultats pourront bénéficier, non seulement à ce village, mais aussi à toute communauté isolée/éloignée qui souhaite relever le défi de l'autosuffisance alimentaire. Ce projet contribuera à augmenter la résilience des communautés nordiques.


Participants

Tanino Karen, Avard Ellen

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Leader: Joliet Fabienne
Keywords
Attachement aux lieux Espace protégé Territorialité inuit Activités traditionnelles Recherche participative

Abstract

Depuis la fin des années 1990, la région de l’Ungava au Nunavik connaît de profonds changements en termes d’aménagement du territoire avec le développement de territoires contigüs aux exploitations minières et d’espaces protégés. Cela amène les communautés Inuit à s’adapter et transformer leurs liens au territoire afin de prendre en compte ces multiples aménagements, ceci d’autant que le Nunavik est régit par un système original de co-gouvernance. Ce projet de recherche vise à approfondir les connaissances développées autour de la notion d’attachement aux lieux, en analysant comment les Inuit investissent le territoire qui correspond à celui du récent parc national des Pingualuit et sa proche périphérie. Ce projet s’appuie sur la mise en place d’une recherche participative avec la communauté de Kangiqsujuaq afin de construire de manière conjointe les questionnements et la méthodologie pour la collecte de donnée.


Participants

Chanteloup Laine, Martina Herrmann Thora

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Leader: BINET Stephane

Abstract

Sur la tourbière de Bernadouze, ce projet multidisciplinaire entre trois laboratoires toulousains propose de réaliser un bilan hydrologique complet à l’échelle du bassin versant de la tourbière. Il intègre les suivis mis en place précédemment et les données obtenues à partir des projets (MODHIC et ENVIC) pour proposer le premier bilan hydrologique et évaluer les flux d’eau et de carbone dissous exportés de ce système. Dans ce versant forestier, un suivi des hauteurs de la neige sous la forêt sera réalisé pour améliorer notre compréhension de la dynamique des flux d’eau. Pour caractériser les exportations de matière, un enregistrement en continu du carbone organique dissous sera mise en place à l’exutoire. Pour caractériser les volumes d’eau et de carbone stockés, nous souhaitons étudier la géométrie de la tourbière en utilisant des méthodes de géophysiques électriques et étudier ces propriétés hydrauliques par la méthode des slug tests. L’ensemble de ces observations des flux et des stocks ouvre la possibilité d’étudier la résilience d’un point de vue hydrologique du système suite à la coupe forestière prévue en 2014.

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Leader: DEHARVENG Louis

Abstract

La prise en compte des assemblages d’arthropodes au travers de plusieurs groupes fonctionnels majeurs décuple la pertinence des approches écologiques sur le déterminisme et la dynamique des assemblages d’arthropodes. Les travaux basés sur une telle approche multi-taxons sont rares. L’association d’une caractérisation moléculaire et d’une caractérisation taxonomique des taxons permet une évaluation beaucoup plus fine de la diversité locale des assemblages. Elle rend possible la prise en compte des premiers stades d’arthropodes très abondants et le plus souvent négligés dans les études écologiques traditionnelles ; elle révèle les cas de diversité cryptique, dont la fréquence est beaucoup plus importante que l’on a pu croire jusqu’ici ; et elle fournit une base solide pour un suivi de l’évolution de la biodiversité. Une telle approche combinant barcode et expertise taxonomique demeure exceptionnelle dans la littérature (Porco et al 2013). La micro-distribution fine des assemblages d’arthropodes, à l’échelle décimétrique à métrique (par exemple sur un gradient de profondeur édaphique), est un élément structurant essentiel de la biodiversité. Des micro-habitats édaphiques similaires au sein de deux habitats bien différents hébergent des assemblages plus semblables que ne le sont souvent les différents micro-habitats au sein d’un même habitat Ce croisement de deux échelles locales essentielles pour la structuration de la biodiversité n’a fait l’objet que de très rares publications à ce jour. L’environnement édaphique constitue un cadre idéal pour aborder une telle problématique, du fait de sa diversité élevée et de son accessibilité. L’intégration de ces approches est une démarche innovante mais lourde à mettre en oeuvre, car elle demande un large panel d’expertises. Son application est envisageable sur un site bien délimité et restreint comme la tourbière de Bernadouze, sur laquelle nous disposons déjà d’échantillons faunistiques importants en cours d’analyse, réalisés en 2013.

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Leader: GIBERT Morgane

Abstract

L’évolution biologique des populations humaines résulte de divers processus à l’interface entre Biologie et Culture : migrations, taille de la population, épidémies, choix du conjoint et transmission des biens... Saisir le périmètre et la dynamique des unités évolutives que sont les populations représente un enjeu anthropologique intéressant également d’autres disciplines telles que l’histoire ou la médecine. Dans ce cadre, l’écosystème montagnard offre l’opportunité d’examiner comment les structures humaines sont conditionnées par un environnement physique contraignant. Par ailleurs, ces contraintes « environnementales » ont engendré une histoire politique et culturelle particulière caractérisée par d’importants changements ayant affecté les paramètres démographiques au cours des derniers siècles comme en témoignent les recensements et autres archives historiques. Ainsi le projet « Evolution et dynamique(s) des populations pyrénéennes » vise à appréhender l’histoire biodémographique des populations pyrénéennes, et en particulier du « Haut Vicdessos », en la replaçant au sein d’interactions complexes entre sphères sociales et écologiques. L’approche employée se base dans un premier temps sur l’analyse des archives historiques et statistiques qui sera complétée secondairement par une approche anthropobiologique.

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Leader: COUGLHAN Michael

Abstract

The MUDCUP project proposes a multiproxy historical ecological investigation of human-climate-landscape interactions in a high altitude glacial basin (Lake Majeur, Haut-Vicdessos, Eastern Pyrenees) using disturbance proxies found in coupled bio-geological archives. Knowledge of historical disturbances that helped to shaped contemporary landscapes is paramount for designing adaptive conservation and management policy (Dearing et al. 2011). However, landscape trajectories in socio-ecological systems are ultimately determined by synergistic interactions between human land use, climate, and the biophysical template that are often not evident without long term perspectives. Thus, a principal question for sustainable management of socio-ecological systems concerns how human-driven (anthropogenic) disturbance such as landscape fire, interacts with climate and landscape over the long term. The key to answering this question will involve understanding the relationships between humans, climate, and landscape evolution. In 2010 and 2011, 40 subfossil pine trunks (Pinus spp.) and 4 lacustrine sediment cores were collected from Lake Majeur as part of two separate Haut-Vicdessos, OHM Pyrenees initiatives. Along with an additional sediment core extracted from Lake Sigriou directly above the southern shore of Lake Majeur, lacustrine sediment cores revealed a variable sediment rate, with increasing sedimentation during the last 2,000 years. Lacustrine sediments also revealed a chronological series of sandy layers associated with the mid-holocene reactivation of clastic canyons during extreme hydrological conditions or events (e.g. extreme storms or avalanches) (Simonneau et al. 2013). Based on dendrochronological measurements and radiocarbon dates of 9 trees, the sandy layers appear to coincide with the occurrence of subfossil pines (figure 1). This evidence suggests that these climate-driven hydrological disturbances have played a role in the death, transport, and deposition of the subfossil pines. Further, some of the subfossil pines are characterized by human modifications and tree-ring fire scars indicative of agro-sylvo-pastoral land use (e.g. resin tapping, timber extraction, and pastoral fire use). Thus far, radiocarbon dates of the subfossils suggest that these proxies of human-driven disturbance begin around 1800 cal. BP and increase in intensity between 1400 and 1100 cal BP (figure 1). This anthropogenic disturbance history is coincident with an increase in hydroclimate event frequency and a two fold increase in the sedimentation rate (Simonneau et al. 2013).

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Leader: HOIBIAN Olivier

Abstract

Les usages sportifs de la montagne ont beaucoup évolué au cours des dix dernières années avec l'émergence de pratiques nouvelles (canyoning, via-ferrata, mountain bike) ou la transformation d'activités déjà existantes (cascade de glace, trail, rafting, etc.). Ces changements sont à mettre en relation avec des mutations sociales plus profondes, liés au désir de se rapprocher de la nature et de se maintenir en bonne santé. Cependant, comme dans toute société différenciée, les attentes sont loin d'être homogènes. Elles tendent à se structurer selon des modalités différentes, parfois antagonistes (générationnelles, culturelles, sociales, de sexe, etc.) ce qui peut engendrer des tensions et des conflits d’usage. Les pratiques touristiques de montagne n'échappent pas à ces évolutions. Des demandes nouvelles se font jour auxquelles les responsables des collectivités territoriales comme les professionnels du secteur marchand essaient de répondre au mieux mais de manière souvent très empirique. Cela s'observe notamment avec l'émergence de nouveaux concepts comme l'élaboration de services logistiques autour de la randonnée itinérante, de l'amélioration du niveau des conforts de certains refuges (douches, restauration), de l'aménagement de certains sites sportifs de nature, de la création de nouvelles prestations, etc. A un moment où la mondialisation tend à uniformiser l'offre touristique, l'échelon local notamment en zone rurale de montagne, cherche légitimement à faire valoir sa différence, en cherchant à concilier les activités traditionnelles (pastoralisme, thermalisme, etc.) et un développement touristique maîtrisé. Dans une conjoncture touristique relativement morose, ces évolutions engendrent naturellement des questions et parfois quelques inquiétudes dans les milieux professionnels comme parmi les responsables des collectivités territoriales. Les outils classiques d'analyse donnent des indications pertinentes sur les évolutions macrosociologiques (ODIT France, etc.) mais elle restent très globales. Des analyses plus fines et ciblées de la demande apparaissent essentielles pour aider à la définition des politiques locales, à l'adaptation des produits commerciaux et des stratégies de développement ou de communication. Ce projet vise à étudier le développement du tourisme sportif dans les Pyrénées. Il concerne plus particulièrement le territoire de Auzat-Vicdessos en Ariège en pleine reconversion ces dernières années. Pour cette étude, cinq activités ont été retenues comme représentatives du renouvellement des loisirs sportifs de montagne. Il s'agit de la randonnée pédestre, de l'alpinisme, de l'escalade, du canyoning et de la « via ferrata ». D’un point de vue méthodologique, l’appréhension des activités de loisir sportif de montagne s'avère relativement délicate car elles sont souvent pratiquées en autonomie donc par une population très difficile à cerner. Pour éviter ces biais, une partie seulement de la population des pratiquants fera l'objet de cette première étude. Il s’agira des usagers des refuges et des pratiquants faisant appel à un encadrement professionnel dans l’une de ces cinq activités citées pendant la période estivale. La recherche engagée comprendra donc trois volets. Une étude sur les usagers des refuges portant à la fois sur leurs activités de loisir sportif et sur leur consommation. Une seconde étude portera sur les retombées économiques des refuges pour les territoires en collaboration avec les gardiens concernés. Enfin, un troisième volet portera sur les professionnels de l'encadrement des sports de montagne exerçant sur ce territoire.

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Leader: JULIEN Marie-Pierre

Abstract

La prise en compte de la trajectoire temporelle, de la durée et des temporalités multiples est indissociable de l’objectif de l’éducation au développement durable. La question du temps et notamment celle des futur(s) possible(s), nous paraît primordiale pour les enfants qui auront en charge l’avenir. La démarche proposée vise une meilleure compréhension de la part des enfants, de leur territoire et de ses dynamiques, et par là de développer chez eux un intérêt et des compétences pour s’impliquer dans les débats le concernant et les choix pour son futur. Cette question du futur, ou plus exactement des futurs possibles, est au cœur des problématiques actuelles de la gestion des territoires en relation avec la banalisation des enjeux du développement durable et le souci du legs que nous ferons aux générations futures. Mais penser le futur ne peut s’envisager indépendamment d’une compréhension des dynamiques passées et actuelles. Partir de situations concrètes et proches d’eux, comme les recherches menées au sein de l’OHM, est une condition facilitante pour atteindre cet objectif, surtout pour de jeunes enfants. Le travail conduit dans le cadre de ce projet permet l’implication, dans des actions d’éducation au développement durable, des chercheurs producteurs de nouveaux savoirs sur les dynamiques environnementales et sur les changements dans les territoires. La co-construction d’activités éducatives (associant des chercheurs disciplinaires, des chercheurs en EEDD ainsi que des enseignants du territoire de l’OHM) a permis à chacun d’y trouver un intérêt : valorisation des activités de l’OHM auprès des élèves (et plus largement auprès de leur famille) et approfondissement d’une réflexion sur la médiation scientifique, matériaux pour une recherche en éducation pour les chercheurs en EEDD, innovations pédagogiques pour les enseignants. Les élèves manifestent également un intérêt certain pour ces activités rompant avec le format scolaire habituel et s’inscrivant dans la durée d’une partie de l’année (ou au cours d’une année entière). Durant l’année 2013, nous avons mené à bien un projet, avec l’école primaire (CM2) et le collège (6ème) de Vicdessos, sur l’évolution de la ressource « eau ». Dans ce cadre, trois chercheurs de l’OHM ont été impliqués : S. Gascoin du projet ENVIC (Ressources en eau et évolution climatique), E. Chauvet du projet EVIDAMENT (Impact actions anthropiques sur les écosystèmes) et J.M. Antoine du projet MODHYC (Ressources en eau et évolution climatique). Sur cette année scolaire 2013-2014, nous travaillons avec les deux classes de l’école primaire de Vicdessos (CE2, CM1 et CM2), sur l’évolution de la forêt, son extension, sa composition et ses usages. Dans ce cadre, sont impliqués des chercheurs travaillant ou ayant travaillé au sein de l’OHM ainsi que des données ayant fait l’objet de publications sur le territoire.

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