Research projects

1151 résultats

Leader: Decaulne Armelle
Coauthor(s): Najat Bhiry
Disciplines
Sciences du système terrestre
Keywords
Géomorphologie versants dynamiques aléas vulnérabilités risques

Abstract

Le projet MOVE7 s’inscrit dans l’axe 4 des recherches de l’OHMi Nunavik. Il poursuit l’effort entrepris depuis 2015 pour améliorer la connaissance des caractéristiques des géodynamiques de pente dans un contexte de réchauffement climatique. Le projet MOVE7 a pour objectif de renforcer la connaissance des aléas naturels et des multiples situations de vulnérabilité, afin de définir et quantifier le risque que représentent les dynamiques géomorphologiques gravitaires et leur connectivité avec les cours d’eau. Plusieurs des communautés du Nunavik sont situées à proximité de versants sur lesquels des processus sont actifs. C’est également le cas dans les parcs nationaux, dont le parc Tursujuq. Les dynamiques de pente, qu’il s’agisse d’avalanches, de chutes de blocs et de glissements de terrain, témoignent d’un « paysage en changement », traduisant les mutations sur les pentes en cours, avec des implications physiques (conditions de déclenchement de l’aléa) et sociales (implication en termes de risques). Les observations et mesures des modelés géomorphologiques renseignent la fois sur les échelles temporelles et spatiales des dynamiques de pente, indispensables dans le contexte actuel du Nunavik, qui, d’une part, connaît une croissance démographique forte et, d’autre part, ouvre son territoire aux touristes. Comme corollaire, les situations de risques engendrées par les aléas gravitaires s’accroissent. Pour atteindre nos objectifs, nous privilégions une méthodologie fondée à la fois sur des travaux de terrain en géomorphologie et stratigraphie, sur les corpus d’images satellites et de photos prises par un réseau de caméras automatiques déployé depuis 2017, ainsi que sur des analyses en laboratoire (datations, sédimentologie, dendrochronologie, paléoécologie) ; des entrevues avec les responsables locaux seront réalisées pour compléter nos observations de terrain, et des ateliers de médiation scientifique seront mis en place pour restituer les résultats de recherche et échanger librement avec les habitants des zones étudiées.


Participants

Funatsu Beatriz, Decaulne Armelle, Rollet Anne-Julia, Griffin Sasha, Bhiry Najat, Germain Daniel

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Leader: Sylla Diara
Coauthor(s): Moustapha bassimbé sagna, awa latyr sene, Ndiabou Faye, Ramata talla
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution
Keywords
Grande Muraille Verte Suivi écologique à long terme Parcelles permanentes virtuelles Télédétection multi-temporelle Échantillonnage stratifié Dynamiques de la végétation Sénégal

Abstract

Ce projet vise à mettre en place un dispositif innovant de suivi écologique à long terme des formations végétales de la Grande Muraille Verte (GMV), fondé sur un réseau de parcelles permanentes virtuelles définies à partir de la télédétection. Le choix des sites reposera sur un échantillonnage stratifié, construit à partir d’une segmentation spatiale intégrant plusieurs variables biophysiques (indices de végétation, couvert arboré, sols, topographie et état de restauration), afin de garantir la représentativité des principaux gradients écologiques sahéliens. Une caractérisation écologique de référence (T0) sera réalisée sur un échantillon de parcelles sélectionnées, incluant des inventaires de la végétation ligneuse et herbacée, permettant d’établir un état initial et de calibrer les indicateurs dérivés des images satellite. Les données de terrain seront ensuite mobilisées pour analyser les dynamiques spatio-temporelles de la végétation et évaluer les trajectoires écologiques des zones restaurées et non restaurées. Ce dispositif fournira un protocole reproductible et peu coûteux de suivi écologique, contribuant à l’évaluation scientifique des actions de restauration et au pilotage environnemental de la Grande Muraille Verte.


Participants

SYLLA Diara, sagna moustapha, SENE Awa, Faye Ndiabou, talla ramata

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Leader: Maire Eric
Coauthor(s): Marais-Sicre Claire
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
Patagonie chilienne télédétection deep learning dynamique paysagère couvert végétal

Abstract

Le projet de recherche DYVLA (Dynamique de la Végétation Ligneuse et de l’Agropastoralisme), s’inscrit dans une problématique de fermeture/ouverture des milieux en zone périglaciaire au sein du bassin versant de Baia Exploradores en Patagonie chilienne. Il s’agira d’observer par télédétection l'évolution du couvert végétal (ligneux et végétation basse) au fil du temps, dans un contexte de changement global. Les premiers travaux seront basés sur la zone du Lago Tranquilo ou des données drones historiques, des images Pleïade à très haute résolution spatiale ainsi que des relevés botaniques in-situ sont disponibles (2018, 2019). Dans un second temps, une comparaison multisite en intégrant un écosystème moins anthropisé à proximité de la station scientifique de Maldonado est proposé. L’objectif est de quantifier les évolutions du couvert végétal sur les deux écosystèmes ainsi que son impact sur la surface agropastorale pour le premier site et la partie marécageuse sur le second. L’étude se base sur un suivi satellite permettant une mise en évidence par des algorithmes type deep learning des classes d’occupation et usage du sol référencées dans le paysage dans un espace en mutation et de nouveaux relevés de terrain à effectuer à la fin de l’année 2026. Le projet vise ainsi à évaluer les modifications paysagères à l’aune du changement climatique et de l’anthropisation.


Participants

MAIRE Eric, MARAIS-SICRE Claire, Rolando Quense Abarzua Jorge, Salazar Burrows Alejandro

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Leader: Minovez Jean-Michel
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Étude du passé humain

Abstract

Notre projet propose de mesurer les contaminations aux métaux lourds, métalloïdes divers et à l’arsenic dues à la production de l’aluminium primaire par électrolyse en vallée du Vicdessos au XXe siècle. Face à l’ignorance ou le déni des habitants concernant leur présence et leur toxicité, la recherche se fixe aussi pour but d’en comprendre les raisons. Outre les représentations des sociétés locales face à ce type de contamination, la recherche a pour objectifs de construire des données concernant les contaminants. Traduites en cartes, elles doivent permettre de créer des outils d’objectivation des risques sanitaires. La méthodologie choisie est résolument interdisciplinaire et croise les méthodes historiennes sociologiques, géographiques et d’analyse des matériaux.


Participants

Minovez Jean-Michel, Golovtchenko Nicolas, Philippe Magali, Barcet Hugues, Morvan Sylvain, Buscaino Sandrine

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Leader: Saulnier Mélanie
Coauthor(s): Fabio Gennaretti
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Étude du passé humain
Keywords
Pollution industrielle Spectrométrie Dendro-anatomie Biomarqueur Fluorures.

Abstract

Sous l’impulsion de Didier Galop, Jean-Michel Minovez a engagé, il y a une dizaine d’années, une recherche visant à explorer les conséquences des contaminations liées à la production industrielle de l’usine d’Auzat (Pechiney) sur le socio-écosystème de la vallée du Vicdessos, en intégrant conjointement les dimensions sociales, économiques et écologiques. Dans son premier volet, le projet FLUOR a mis en évidence le potentiel des résineux comme biomarqueurs des pollutions au fluor grâce à une approche dendrochronologique. Les premiers modèles, calibrés à partir de chronologies de cernes de croissance de sapin, pin, épicéa et mélèze, ont révélé un effet négatif significatif des augmentations d’émissions de fluor sur la croissance radiale. Dans ce second volet, nous proposons d’approfondir cette démarche en mobilisant une approche dendro-anatomique afin de caractériser plus finement les réponses écophysiologiques des arbres aux polluants. Nous testerons également des analyses spectrométriques appliquées aux carottes de bois pour évaluer la possibilité de conservation de polluants au sein des cellules ligneuses. Ce projet s’inscrit ainsi dans une approche interdisciplinaire exploratoire visant à (1) améliorer la compréhension des interactions entre polluants et végétation, et (2) identifier une signature « dendrologique » des pollutions enregistrées dans les cernes de croissance. À terme, cette signature permettra de cartographier l’extension spatiale des pollutions dans la vallée du Vicdessos et de renforcer les approches sociétales liées à cet événement industriel majeur.


Participants

Saulnier Mélanie, Gennaretti Fabio

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Leader: Flégeau Morgane
Coauthor(s): Bouchelet Adeline ; Keller Isabelle ; Mathis Denis ; Méplain Camille
Disciplines
Institutions, gouvernance et systèmes juridiques Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
Reterritorialisation ; Paysages alimentaires ; Éducation à l’alimentation ; Systèmes productifs locaux ; Gouvernance territoriale

Abstract

Depuis la démilitarisation du Pays de Bitche, l’autonomisation du territoire renforce les démarches de reterritorialisation autour de nouveaux enjeux dont les acteurs locaux se sont saisis. Ceux-ci s’inscrivent dans les orientations nationales de transition écologiques en matière alimentaire et agricole. Ainsi dès 2017, le Parc Naturel régional des Vosges du Nord s’est saisi de la mise en œuvre d’un projet alimentaire territorial (PAT) avec un fort lien vers la préservation patrimoniale des pré-vergers, des paysages ouverts... Mis en œuvre à partir de 2021, le PAT s’appuie sur un ensemble de démarches déjà établies comme « de la friche à l’assiette : Viande de Highland des Vosges du Nord » ou le label « j’achète Bitcherland » porté par la Communauté de Communes. Les transitions à l'oeuvre au sein du territoire illustrent une transformation du système productif local et une démarche de consommation locale. Le système agraire, composé de petites exploitations polyvalentes, d’élevage herbager, de cultures fourragères et d’apiculture, interroge sur sa capacité à constituer un système économique alimentaire local (circuits courts, ateliers de transformation, tourisme culinaire). Ce projet, mené avec les élèves du lycée Teyssier de Bitche, vise à développer une culture alimentaire territoriale à travers d'une part, l’étude des filières agricoles locales, la cartographie des systèmes alimentaires (terroirs, productions, circuits courts, saisonnalités) et d'autre part à des sorties de terrain avec les lycéens sur des sites agricoles et piscicoles, ainsi que la production de supports pédagogiques et de sensibilisation à destination du grand public.


Participants

Flégeau Morgane, Bouchelet Adeline, Keller Isabelle, Mathis Denis, Meplain Camille

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Leader: Schleyer Lindenmann Alexandra
Disciplines
L'esprit humain et sa complexité Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
psychologie géographie risques littoraux identité urbaine attachement au lieu érosion submersion marine

Abstract

Dans un contexte de risques littoraux accrus avec le changement climatique, les territoires côtiers sont contraints d’évoluer, tant dans leur organisation spatiale (aménagements, formes urbaines) que dans la répartition du peuplement et des activités. Cependant, la perspective d’une métamorphose des lieux de vie catalyse, chez les habitants et chez les gestionnaires du territoire, des mécanismes psychosociaux qui maintiennent les territoires dans une forme d’inertie. Dans la perspective de contribuer à l’étude des modalités d’une transition littorale, cette recherche propose d’envisager les processus identitaires, non pas comme des freins au changement comme cela a souvent été étudié dans la littérature, mais comme des potentiels leviers d’adaptation au changement climatique. A partir d’une approche systémique, joignant la psychologie environnementale et la géographie, nous mènerons une recherche appliquée sur des communes littorales menacées par des risques environnementaux d’érosion et/ou de submersion marine. Sur le plan méthodologique, nous envisageons pour l’année 2026 une approche exploratoire avec la conduite d’entretiens semi-directifs auprès des habitants, usagers et gestionnaires du territoire. Les terrains choisis pour la recherche sont trois communes exposées aux risques côtiers et situées dans l’agglomération marseillaise : Saint-Chamas, Sausset-les-Pins et Cassis. En interrogeant les personnes concernées, nous voulons comprendre où se situent les possibilités d’évolution des identités urbaines et contribuer à esquisser les conditions idéales de la transition à venir.


Participants

Schleyer Lindenmann Alexandra, Guernier Rozenn, Robert Samuel

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Leader: Pardo Corinne
Coauthor(s): Damien Davy ; Pascal-Jean Lopez
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Le monde social et sa diversité Cultures et production culturelle
Keywords
Mangrove Forêts humides Représentations sociales Médiation scientifique Dessins Ethnoécologie Science de l’éducation

Abstract

Le projet EVOLUM a été lauréat de l’APR 2022 pour les OHM Littoral Caraïbe et Oyapock. EVOLUM – « EVOLUtion des représentations et Perception du changement des Mangroves » se proposait d’enrichir le travail réalisé en 2020 à l’échelle de l’OHM Littoral caraïbe en recensant à l’échelle des deux territoires d’outre-mer cette fois les représentations de deux générations différentes sur un écosystème de proximité, les mangroves. Cette approche a permis, par le biais de l’intervention de deux médiatrices scientifiques dans les établissements scolaires (primaire et collège), de recueillir près de 400 dessins d’enfants et de leurs parents. Ce projet a pu être restitué en 2024-2025, grâce à la réalisation d’une exposition itinérante à l’usage des établissements scolaires sur la base des dessins réalisés. Il est temps aujourd’hui d’analyser plus finement les dessins recueillis et de valoriser les résultats ainsi obtenus.


Participants

Lopez Pascal Jean, Davy Damien

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Leader: Godet Laurent
Coauthor(s): Joël Bêty
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution
Keywords
acoustique ; latitude ; avifaune ; phénologie ; changement climatique

Abstract

Les régions (sub)arctiques sont soumises à un changement climatique particulièrement marqué. Par un suivi acoustique passif sur le long terme, le projet GRADIENT cherche à documenter l’impact de ce changement sur les oiseaux et plus particulièrement sur : (1) les réassemblages de communautés d'oiseaux, (2) les changements de dates d'arrivée des oiseaux sur les sites de nidification, (3) la phénologie du chant des oiseaux, et (4) leurs rythmes circadiens d'activité vocale sur le long terme. En complément de stations suivies plus au nord (Bylot, Ward Hunt, Alert) et plus au sud (Radisson), deux projets soutenus par le LabEx DRIIHM (projet « PaPa » en 2022 et « SAPOC » en 2024) ont permis d’équiper huit stations au Nunavik, vaste espace de transition biogéographique situé entre la forêt boréale et la toundra du haut Arctique. Avec trois ans de données acoustiques récoltées (2023, 2024 et 2025), nous avons pu monter la faisabilité technique et logistique d’un tel suivi mais également l’exploitabilité et la pertinence des données acoustiques récoltées. Au-delà de la production de résultats écologiques robustes, le projet GRADIENT souhaite également rendre les données acoustiques accessibles à un large public y compris les communautés locales.


Participants

Godet Laurent, Bêty Joël

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Leader: Cesaro Jean-Daniel
Disciplines
Institutions, gouvernance et systèmes juridiques
Keywords
reforestation durable gouvernance partagée communautés pastorales Grande Muraille Verte évaluation participative vidéo participative

Abstract

Le projet Dundi Ferlo est une initiative de restauration écologique et de reforestation durable mise en œuvre dans la région sahélienne du Ferlo, au nord-est du Sénégal, une vaste zone sylvo-pastorale semi-aride marquée par la dégradation des terres, la désertification et une pression croissante sur les ressources fourragères et forestières. Inscrit dans l’espace de la Grande Muraille Verte (GMV), le projet repose sur une approche méthodologique participative, plaçant les communautés pastorales locales au cœur du processus de décision. Cette démarche s’est traduite par l’implication directe des acteurs locaux dans l’identification des sites de reboisement, la co-construction des protocoles techniques, ainsi que dans le suivi et l’évaluation des actions de restauration. L’ambition du projet était double : restaurer durablement des terres dégradées par la reforestation et tester un modèle de gouvernance partagée de la restauration des paysages, associant étroitement les éleveurs, les services des Eaux et Forêts et les ONG dans la conception, la mise en œuvre et le pilotage des interventions. Après quatre années d’expérimentation, riches en apprentissages techniques, sociaux et institutionnels, le projet entre aujourd’hui dans une phase clé : celle de l’évaluation. Cette étape vise à analyser les résultats obtenus, à documenter les forces et les limites de la méthode participative et du dispositif de gouvernance, et à tirer des enseignements en vue d’une pérennisation et d’une éventuelle mise à l’échelle dans d’autres territoires pastoraux du Sahel. Le projet "Des arbres et des voix" des s’appuie sur une méthode d’évaluation participative par la vidéo, conçue comme un outil à la fois d’analyse, de capitalisation et de dialogue. Cette approche vise à donner la parole aux acteurs directement impliqués dans le projet — éleveurs et éleveuses, services techniques, animateurs d’ONG — afin qu’ils puissent exprimer leurs perceptions des changements observés, des réussites, des limites et des apprentissages issus de quatre années de mise en œuvre. La production collective de contenus audiovisuels permet de croiser les regards, de rendre visibles des dimensions souvent peu documentées par les évaluations classiques (dynamiques sociales, relations de confiance, appropriation locale, gouvernance), et de favoriser une réflexion partagée sur les conditions de durabilité et de mise à l’échelle des actions de reforestation. La vidéo devient ainsi un support d’évaluation, de restitution et de discussion, au service de l’apprentissage collectif et de la redevabilité.


Participants

Cesaro Jean-Daniel

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Leader: Vernay Antoine
Coauthor(s): Pierre Lochin; Hervé Piégay
Disciplines
Sciences du système terrestre Biologie environnementale, écologie et évolution
Keywords
forêt riparienne télédétection infrarouge thermique stress hydrique écophysiologie

Abstract

À l’heure de l’Anthropocène, les changements globaux modifient considérablement le fonctionnement des hydrosystèmes. Les forêts ripariennes figurent parmi les habitats les plus vulnérables de ces hydrosystèmes, en raison notamment de la baisse de la disponibilité en eau due à l'aménagement des cours d'eau et au changement climatique. Ainsi, détecter précocement les signes de dégradation de leur état sanitaire est essentiel pour limiter l’impact sur les fonctions écosystémiques associées. Or, les réponses précoces chez les arbres sont bien souvent d’ordre écophysiologique dont les protocoles de suivi de terrain habituels nécessitent un échantillonnage à l’échelle de l’individu, limitant par conséquent la possibilité de généraliser à large échelle ces approches. Notre précédent projet (DéPréSHyF) a mis en avant l’intérêt des outils de télédétection, comme l’imagerie par infrarouge thermique (IRT) pour diagnostiquer l’état sanitaire de la végétation. La mesure du rayonnement IRT de la canopée permet d’appréhender le comportement stomatique des arbres (transpiration) et de mieux quantifier les réponses des peuplements riverains au stress hydrique. Le présent projet permettrait d’aller plus loin en quantifiant précisément la relation entre mesures écophysiologiques in situ et différentes métriques produites grâce aux données IRT aéroportées, afin d’utiliser l’imagerie thermique comme outil opérationnel de détection précoce des stress hydriques à large échelle. Il permettra de dépasser les limites du projet précédent en améliorant la revisite temporelle au cours de la saison végétative grâce à l’utilisation de drones plutôt que d’ULM, et en analysant plus finement l’influence des conditions stationnelles locales sur les réponses individuelles au stress.


Participants

VERNAY Antoine, LOCHIN Pierre, MARTEAU Baptiste, PIEGAY Hervé, GODFROY Julien

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Leader: Decaulne Armelle
Coauthor(s): Danielle Cloutier
Disciplines
Sciences du système terrestre

Abstract

En continuité avec les projets U-SCAN antérieurs, le projet U-SCAN 4 étudie les contaminants et processus de contamination physiques, chimiques, biologiques et anthropiques qui affectent les bassins versants subarctiques du Nunavik (Canada). Le projet utilise une approche interdisciplinaire et systémique, intégrant les sciences environnementales, humaines, toxiques, nutritionnelles, biologiques, chimiques et physiques. Au Nunavik, la population s’approvisionne en eau potable uniquement par les eaux de surface. Or, le changement climatique entraîne une dégradation du pergélisol et favorise une augmentation de la turbidité des eaux de rivière, affectant la biodiversité et la santé des populations locales. De plus, des événements comme la rupture d'un bassin de rétention des eaux usées en 2017 ont exacerbé les problèmes environnementaux. Les contaminations chimiques provenant des dépotoirs locaux pourraient également compromettre la sécurité sanitaire de l’alimentation des Inuit qui dépendent largement de la pêche et de la chasse. Les objectifs de U-SCAN4 incluent une analyse toxicologique de la chaîne alimentaire, une étude approfondie de l'hydrologie et de la géomorphologie de rivières en connexion avec le versants, des dépôts de versants, et l’investigation des changements environnementaux liés à l’expansion du castor, et la création de cartes mentales avec la population locale pour comprendre les perceptions culturelles et les relations socio-spatiales qui sous-tendent les différents contaminants. Le projet vise également à restituer les résultats de recherche aux communautés.


Participants

Decaulne Armelle, Joliet Fabienne, Dervilly Gaud, Herrmann Thora, Chanteloup Laine, Cloutier Danielle, Bhiry Najat, Perreault Alicia

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Leader: Joliet Fabienne
Coauthor(s): Duvicq Nelly (Nunavik, Canada)
Disciplines
Physiologie de la santé, de la maladie et du vieillissement Cultures et production culturelle Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
TERRITOIRE NUNAVIMMIUT PERCEPTION SOUVERAINETE VISUELLE SECURITE ALIMENTAIRE

Abstract

Le Nunavik est appréhendé comme un territoire sentinelle, révélateur précoce des changements globaux, étudié dans le cadre du programme Nuna selon une approche émique et participative. Située dans l’Arctique québécois, à l’entrée du passage du Nord-Ouest, la région est majoritairement habitée par les Nunavimmiut et confrontée à des enjeux majeurs liés au réchauffement climatique, aux transformations de la biodiversité, aux mutations socio-culturelles et aux processus d’autodétermination. La recherche mobilise une méthodologie innovante fondée sur la vidéo participative auprès de jeunes Inuit scolarisés, permettant de documenter pratiques et représentations du territoire. Elle s’inscrit en géographie culturelle et visuelle et croise plusieurs axes de l’OHMI Nunavik, relatifs aux savoirs traditionnels, à la santé et au bien-être, ainsi qu’à la sécurité et l’autosuffisance alimentaires. Le projet vise la restitution, la valorisation et la diffusion durable des résultats à l’issue des dix années du programme (2016–2026), tout en prolongeant la recherche par une collecte de données complémentaires et une diffusion institutionnelle et patrimoniale au Nord et au Sud.


Participants

Joliet Fabienne, Herrmann Thora, Chanteloup Laine, Coxam Veronique

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Leader: Rochel Xavier
Disciplines
Étude du passé humain
Keywords
vallée anthropisation cours d'eau zone humide patrimoine LiDAR

Abstract

Ce projet de recherche doit permettre de mieux cerner l’impact anthropique sur les fonds de vallées des Vosges du Nord. La gestion forestière, l’essor des activités de charbonnage, des minières, des étangs, des moulins, le peuplement de la vallée et l’essor d’une agriculture locale ont modifié du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui le réseau hydrographique, la nature des sols, des tourbières. La question militaire n’est jamais totalement éloignée puisque ces industries sont liées à la production pour l’armée et illustre le processus de développement d’une société comme De Dietrich. La collecte des données doit permettre de mieux identifier les étapes de cette anthropisation du territoire, des cours d’eau. Cependant depuis 1945 et la destruction des usines sidérurgiques de Mouterhouse, la vallée se transforme, les paysages évoluent sans pression anthropique (délaissement) mais aussi dans des logiques de restauration et de renaturation (Effacement d’étangs). Le devenir des tourbières drainées par l’intensification des pratiques forestières constitue un des axes de questionnement. La mise en œuvre de frises chrono-systémiques par bassin versant, voire par sous-systèmes doit permettre d’accompagner la réflexion sur ces socio-écosystèmes complexes.


Participants

ROCHEL Xavier, CORDIER Stéphane, ROBIN Vincent, JALABERT Laurent, MARIOTTI Nadège, POSZWA Anne, CHARPENTIER Isabelle, BECK Joel, DUCHAMP Loic, BIDON Elise, EDELBLUTTE Simon, MATHIS Denis

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Leader: Brunone Lucille
Coauthor(s): Priscilla Doboz
Disciplines
Le monde social et sa diversité
Keywords
Système alimentaire - Changement social - Sécurisation alimentaire - Sahel - One Health

Abstract

Ce travail de recherche en socio-anthropologie de l’alimentation analyse les transformations contemporaines des systèmes alimentaires dans le Ferlo sénégalais, territoire majoritairement habité par des pasteurs peuls pratiquant l’élevage extensif. Depuis les années 1970, les perturbations climatiques, marquées par des sécheresses récurrentes, ont profondément modifié l’activité pastorale et les modalités d’accès à l’alimentation. Autrefois fondées sur l’exploitation directe des ressources naturelles, ces pratiques dépendent désormais de plus en plus des marchés et des dispositifs de développement, notamment ceux portés par la Grande Muraille Verte. Cette recherche vise à comprendre comment ces changements sont négociés, intégrés et reconfigurés par les populations locales, contribuant à l’émergence de nouvelles formes de pratiques alimentaires, économiques et identitaires au sein de la société peule.


Participants

Brunone Lucille

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Leader: Ndiaye Daouda
Coauthor(s): Dr. Moustapha Bassimbé SAGNAN
Disciplines
Physique de la matière condensée Chimie physique et analytique Chimie de synthèse et matériaux Biologie environnementale, écologie et évolution
Keywords
Acacia Senegal sclerocarya birrea Bois sahel Propriétés physiques du bois Propriétés physiques chimiques du bois

Abstract

Dans un contexte de changement climatique caractérisé par l’élévation des températures, l’augmentation des gaz à effet de serres et la fréquence des sècheresses. Le sahel est présenté comme l’une des zones les plus vulnérables face aux effets néfastes du changement climatique. Ainsi, les recherches menées dans cette étude vont porter sur la caractérisation de la qualité du bois de deux espèces sahéliennes du Ferlo Acacia senegal et sclerocarya birrea. Notre démarche, basée sur l’exploitation de rondelles de bois et de carottes pour déterminer la qualité du bois de ces espèces ciblées. La méthodologie adoptée consiste à analyser d’une part la structure anatomique du bois de ces espèces, et d’autre part faire des analyse en laboratoire afin d’étudier les propriétés physiques et chimiques du bois de ces espèces. Les résultats attendus vont nous permettre de mieux comprendre et de planifier les stratégies de reforestations et facilités les mécanismes développés dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Car les espèces les mieux développées dans l’espace sahélienne sont celles qui ont la plus forte valeur ajouté pour la population locale et la connaissance de la qualité du bois de ces espèces serait un atout fondamental et crucial dans la zone.


Participants

ndiaye daouda, Sagnan Moustapha Bassimbé

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Leader: Welch John
Coauthor(s): Colleen Whitaker, Julia Guglielmo
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
watershed environment river arid lands San Pedro Lower San Pedro Collaborative scenarios values threats assessment

Abstract

The Lower San Pedro Collaborative (LSPC) seeks to advance a watershed-indicator program, originally supported by CNRS, to evaluate how resources valued by diverse stakeholders may respond to emerging ecological and land-use threats. The San Pedro River—one of the last major undammed rivers in the American Southwest and the second largest unfragmented landscape in Arizona– represents a critical ecological resource that is increasingly vulnerable to climatic and anthropogenic pressures. This project integrates complex biophysical, ecological, and socioenvironmental datasets to develop accessible visualizations, interpretive narratives, and scenario-based media products. These materials will depict potential future watershed conditions under a range of threats including drought, rising temperatures, phenological shifts, and industrial development. By bringing together diverse watershed stakeholders, LSPC partners will begin to identify appropriate methods and scales of conservation methods such as invasive species control, land purchases and/or designations, and water management. Experienced facilitation to design and implement effective engagement opportunities will ensure that shared outcomes are broadly supported. Combining cutting-edge scientific modeling with innovative communication methods, the project aims to cultivate a shared, science-based understanding of conservation tradeoffs and opportunities across stakeholder groups. The resulting information will empower the LSPC and its partners to make informed, spatially and temporally targeted decisions that enhance the resilience and long-term protection of the San Pedro River Watershed.


Participants

Welch John, Guglielmo Julia, Whitaker Colleen

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Leader: navratil oldrich
Coauthor(s): Sara Puijalon; Anne Honegger; Celine Berni
Disciplines
Prévention, diagnostic et traitement des maladies humaines Biologie environnementale, écologie et évolution Le monde social et sa diversité
Keywords
sciences participatives; turbidité; qualité de l'eau; baignade en rivière et lacs; milieux aquatiques; plantes aquatiques

Abstract

Cadrage : La baignade en eau libre suscite un regain d’intérêt, chez les décideurs, gestionnaires et chercheurs et la population. Pourtant, cette pratique soulève des questions peu traitées en écologie et en SHS, relatives aux impacts de la baignade sur la qualité écologique et sanitaire de l’eau, et aux risques sanitaires encourus par les baigneurs. Objectifs : Ce travail interdisciplinaire vise à créer deux dispositifs de science participative pour caractériser la fréquentation des sites de baignade et mesurer la turbidité de l’eau (comme indicatrice de la qualité de l’eau et de la fréquentation). Ce projet vise à sensibiliser et interroger les représentations des usagers sur la qualité écologique et sanitaire de l’eau. Méthodologie : Le projet sera mené avec un.e étudiant.e de master (stage) qui développera un dispositif et une interface numérique accessible via QR code, permettant aux usagers de transmettre des informations sur la fréquentation et les pratiques. Le projet inclut aussi le développement de dispositifs permettant aux usagers de mesurer la turbidité de l’eau pour comparer ces données aux mesures de capteurs financés par le projet. Résultats attendus : Le projet aboutira à la création de dispositifs réplicables pour caractériser la baignade en eau libre. Les résultats devraient permettre de combler le manque d’information sur l'évolution spatio-temporelle des pratiques de baignade. On s’attend à une préférence des baigneurs pour les zones de faible profondeur plutôt que la nage. L’hypothèse est également que les baigneurs perçoivent davantage la couleur de l’eau comme indicateur de sa qualité sanitaire plutôt qu’écologique.


Participants

Navratil Oldrich, Honegger Anne, Plichon Almudena, Puijalon Sara, Burnichon Sam, Berni Céline

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Leader: Guerrin Joana
Coauthor(s): Maud Borie
Disciplines
Institutions, gouvernance et systèmes juridiques Mobilité humaine, environnement et espace
Keywords
Cartographie des controverses méthodes participatives Etar analyse des savoirs action publique

Abstract

Dans un contexte de raréfaction de la ressource et de remise en question des paradigmes de gestion de l’eau historiques, ce projet propose d’analyser la gestion quantitative de l’eau sur l’axe rhodanien à travers l’étude des controverses qu’elle suscite. Ces mobilisations constituent un observatoire privilégié pour comprendre les enjeux politiques liés au partage de la ressource, et en particulier la reconfiguration du rôle de l’État dans la gouvernance de l’eau. Cette approche apparaît d’autant plus nécessaire qu’elle accompagne un profond changement de paradigme dans la gouvernance de l’eau, où l’arbitrage entre différents usages apparaît comme un enjeu central des politiques d’adaptation au changement climatique. S’inscrivant a la croisée de l'écologie politique et de la sociologie des sciences et techniques, l’enquête s’appuie sur deux axes principaux. Un premier axe consiste à analyser les relations entre contestations relatives à la gestion quantitative de l’eau et différentes formes d’expertise et de savoirs (Sarewitz 2004). Un second axe porte sur l’analyse de la distribution des responsabilités et du rôle de l’Etat en particulier autour de la gestion quantitative de l’eau. Ces deux axes se fondent sur une analyse de documents institutionnels (SDAGE, PTGE) et de sources médiatiques (presse locale, réseaux sociaux, etc) ainsi qu’une étude de cas approfondie centrée sur le canal de Carpentras. La méthodologie combine des entretiens semi-directifs, l’analyse de corpus documentaires et l’analyse de jeux d’acteurs viennent éclairer la distribution des responsabilités et le rôle de l’État dans les dispositifs de gouvernance, notamment à travers le Plan Rhône. Ce travail ambitionne de : (i) mieux comprendre les enjeux socio-politiques, en particulier ceux de justice sociale et environnementale, qui traversent la gestion quantitative de l’eau, et (ii) d’analyser les savoirs controversés à l’oeuvre dans les débats autour de la gestion quantitative de l’eau; (iii) de proposer des outils d’analyse permettant d’augmenter la qualité des débats, par exemple dans les processus de participation, autour des modes de gouvernance et de partage de la ressource.


Participants

Borie Maud, Guerrin Joana

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Leader: Calenge Pierric
Disciplines
Biologie environnementale, écologie et évolution Institutions, gouvernance et systèmes juridiques Le monde social et sa diversité Cultures et production culturelle Étude du passé humain Mobilité humaine, environnement et espace

Abstract

Le Pays de Bitche est historiquement en position de confins, structuré essentiellement par sa position frontalière en tant que territoire de défense. Des marqueurs plus ou moins spectaculaires des ouvrages militaires d’époques variées parsèment le paysage. L’identité profonde du territoire reste marquée par ce passé militaire. L’emprise de la citadelle au cœur de la ville de Bitche, visuelle autant que matérielle, incarne cet héritage. Les départs de l’armée à partir du milieu des années 1990 provoquent une crise profonde d’un système territorial, organisé par les fonctions défensives et agencé principalement par l’armée selon ses contraintes et moyens propres. Ayant dû s’adapter aux contraintes de ce système, les collectivités locales doivent faire face désormais à la perte non seulement des fonctions militaires mais du « système périproductif » qui faisait le lien entre l’armée et les autres acteurs du territoire. Plus globalement, c’est l’ensemble des représentations des acteurs du territoire, des relations logistiques, des fonctions des équipements et des institutions qui sont bousculés par la démilitarisation du territoire. Le Pays de Bitche subit donc une déterritorialisation, au sens d’un abandon partiel du territoire par un acteur central (l’armée), entraînant une perte de sens pour toute une série de services et lieux agencés pour répondre aux besoins de l’armée et de ses personnels. Se pose rapidement la question pour les acteurs locaux des stratégies de développement local, des compensations, et donc de la réinvention d’une territorialité. Dans ce cadre, peuvent être envisagés par exemple les nouveaux liens entre les habitants et l’armée. Dans une certaine mesure, les projets encore lointains d’instauration d’un service militaire volontaire posent la question du réemploi de la cité Teyssier, de son adaptabilité potentielle aux nouveaux besoins de l’armée.


Participants

CALENGE Pierric, MÉPLAIN Camille, JALABERT Laurent , CHIFFRE Emmanuel, MATHIS Anne, BECK Joël, HÉRARD Maxime

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