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Leader: NIANG Khoudia
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Leader: SAGNA Moustapha B
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Leader: SARR Mamadou
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Leader: THIAW Amath
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Leader: PORNON André
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Leader: Nicolas Laurence

Abstract

Le projet proposé ici s’inscrit en complémentarité d’un programme de recherche régional, « DIGSURE », interdisciplinaire et orienté vers la vulnérabilité physique (relative au parc de digue) et la vulnérabilité sociale au risque inondation dans le périmètre protégé par les digues du Rhône de Beaucaire à la mer (Allouche & Nicolas 2012). Plus exactement, nous nous proposons de traiter d’une question de recherche précise, qui n’a pas pu être abordée dans le cadre précité et qui nous parait être un point crucial pour questionner ce qu’a pu devenir, depuis 2003, le rapport que le territoire rhodanien entretient à l’inondation, lequel nous a semblé, sur certains points, n’avoir que très peu évolué vers une plus grande préparation et vigilance aux risques. Les enquêtes menées dans le cadre de DIGSURE suggèrent fortement qu’une partie des individus ayant connu les inondations de 2003 ne développent pas nécessairement une vigilance, ni une préparation accrues aux risques d’inondations, voire relativisent ceux-ci plus fortement encore que ne le font ceux qui n’ont pas connu ces évènements. Certes, cela ne caractérise pas l’ensemble de la population ayant subi l’événement. Des éléments d’explication peuvent être trouvés dans la littérature issue de la psychologie sociale et cognitive. Parmi ces éléments on peut par exemple relever que la perception d’un risque (est-ce un risque élevé ou faible ?) est inversement proportionnel à l’intérêt perçu de la prise de risque ou de l’exposition (Fischhoff et al, 1978). Nous avons tendance à percevoir un risque comme faible lorsque nous y exposer est d’une utilité importante pour nous. Résultat d’apparence anodine mais qui ne l’est pas lorsque l’on considère la faible perception du risque d’inondation des primo-acquéreurs d’un logement en zone inondable. A ce titre les travaux reposant sur Tversky & Kahneman (1971, 1973) amènent à relativiser la forte causalité parfois imputée à l’ancrage territorial dans la mauvaise estimation du risque, sans pour autant occulter son effet. Parmi les processus à l’œuvre dans la sous-estimation du risque, l’ « oubli » des inondations ou son ignorance faute d’ancienneté locale ne fournissent pas les seuls facteurs explicatifs. A l’œuvre, deux conceptions de l’événement : 1) les inondations peuvent être perçues comme des phénomènes cycliques et 2/ la mémoire d’inondations très récentes fait dire qu’elles ne devraient pas se reproduire de sitôt selon une sorte de lois des moyennes postulées par les sujets. Dans ces cas ce n’est pas un défaut de mémoire qui tend à faire sous estimer le risque d’inondation ; il s’agit de « biais » d’évaluation reposant sur une certaine conception de la loi de distribution d’un évènement. L’important ici réside dans le fait qu’un individu peut très bien avoir connaissance d’inondations récentes, de repères de crue, d’amis inondés (etc.) et pour autant se percevoir à l’avenir comme en sécurité, tout dépendant de la façon dont il s’explique la survenance d’une inondation. Résultat de la psychologie sociale d’apparence anodin, mais qui montre clairement les limites les mesures publiques de « sensibilisation » (par ex. avec des repères des PHEC) pour à elles seules instituer une « culture du risque ». D’autres « biais » perceptifs peuvent être évoqués dans la perception du risque tels que la « wishful thinking », proche d’une pensée orientée par un pari et disposée à croire que « ça n’arrivera pas », ou encore les dénis ou pensées fatalistes (Grothmann & Patt, 2005). Mais aucun de ces éléments ne nous permet de comprendre pourquoi ces individus là plutôt que d’autres, et aucun élément d’extrapolation n’est apporté par ce type d’étude. La réalisation d’une enquête ethnographique dans le cadre du programme DIGSURE nous a amené à soulever l’hypothèse complémentaire que les capacités d’adaptation et d’évolution des individus, ainsi que leur vulnérabilité elle-même, dépendent en grande partie des modalités d’inscription de l’événement dans leur histoire de vie, inscription qui conditionne également leurs capacités projectives et anticipatrices de l’inondation. Plus largement, il nous est apparu que la vulnérabilité sociale au risque d’inondation est trop souvent abordée comme un « état de sortie » d’une inondation évalué à partir de données matérielles et sociales, en quelques sortes statutaires. L’historique, récent ou non, des personnes, objets et systèmes impactés nous parait insuffisamment pris en compte et soulève de ce point de vue un enjeu pertinent de recherche exploratoire. De l’étude de cet enjeu pourrait également découler quelques éléments importants pour comprendre ce qui parvient ou échoue à faire de 2003 une rupture dans le rapport entretenu à l’inondation. Avant le développement de ces points ci-dessous, il convient de présenter brièvement le programme DIGSURE pour clairement faire apparaître le cadre dans lequel le présent projet viendra apporter un complément original, tout en s’inscrivant dans une recherche interdisciplinaire aux enjeux scientifiques et appliqués particulièrement explicites. Le programme DIGSURE est né d’une collaboration étroite entre le CEMAGREF/IRSTEA et le principal gestionnaire d’ouvrages de protections du Rhône aval, le SYMADREM (Syndicat mixte interrégional d'aménagement des digues du delta du Rhône et de la mer). Le besoin exprimé par ce 2dernier était double. D’une part, la nécessité de développer une base de données informatisée permettant le suivi et l’historique, de l’ensemble des désordres, accidents, interventions, actions, informations, observations relevé quotidiennement sur le corps de digue et son environnement immédiat. Le travail du CEMAGREF/IRSTEA dans le cadre de DIGSURE a, pour partie, consisté à développer l’informatisation de cette base de données en y associant la construction d’indicateurs de performance des digues opérationnels pour leur gestion patrimoniale et en intégrant la prise en compte des imperfections liées aux données. D’autre part, le gestionnaire d’ouvrage s’est vu imposer par la législation l’obligation d’intégrer à l’étude de dangers, l’évaluation systématique de la vulnérabilité des zones protégées ; le processus législatif venant par là-même, incidemment, rencontrer les questionnements de la recherche. Il est donc apparu comme très pertinent d’enrichir la base de données par une méthode d’évaluation de la vulnérabilité sociale pour chaque zone géographique définie par un scénario de rupture d’un tronçon de digue donné. Une vision binaire de la vulnérabilité a longtemps prévalu, distinguant la face externe de la vulnérabilité, formée des chocs et des perturbations auxquels le système est soumis, et la face interne, comprise comme la capacité ou l’incapacité d’un système à répondre correctement à un stress externe et/ou de recouvrir un état normal (Chambers 1989). Les années 90 mettent l’accent sur les facteurs et processus sociaux, économiques et politiques producteurs de vulnérabilités individuelles. Ce faisant, cette conception bipolaire a dû évoluer pour intégrer des composantes critiques de la vulnérabilité supplémentaires telles que la capacité à anticiper l’événement (impliquant une composante cognitive et communicationnelle essentielle), l’exposition aux facteurs de stress, la résilience, la capacité de réaction dans le temps de l’événement (Bohle et al 1994, Cutter 1996 ; Watts et Bohle 1993). Le contexte de changement global et la prise de conscience grandissante de l’enjeu de réduire la vulnérabilité face à l’ensemble des risques naturels dans un contexte d’extension des territoires urbanisés et de croissance démographique forte (notamment dans les pays émergeants) ont conduit la communauté scientifique à chercher une définition minimale de la vulnérabilité applicable à des risques de natures différentes et permettant des comparaisons internationales. Un consensus minimal s’est dégagé pour considérer la vulnérabilité comme fonction de trois principales dimensions : l’exposition à un forçage (stress) social ou environnemental (qui n’est que consécutif au risque lui même), la sensibilité liée à l’exposition et enfin les capacités d’adaptation (recouvrant la réaction et la résilience) (cf. Kasperson 2001; McCarthy et al., 2001; Turner et al.,2003). Les avancées des travaux en sciences humaines ont conduit à élargir cette conception minimale de la vulnérabilité sociale comme le résultat du processus de gestion sociale du risque. La vulnérabilité sociale est donc vue comme dépendante de la capacité à anticiper l’aléa, de la capacité à faire face à l’urgence, du comportement en temps de crise et de la capacité de reconstruction (Wisner et al., 2004 ; Barrocca et al., 2005 ). Toutefois la notion d’anticipation de l’aléa est ambiguë, nous préférons parler plus largement d’état de préparation au risque inondation, incluant aussi bien l’anticipation de l’aléa, au sens de l’évaluation de sa survenance, que la connaissance de scénarios possibles d’inondation ou en encore la constitution ex ante de ressources, matérielles et sociales, mobilisables. Nous retenons donc cinq dimensions génériques de la vulnérabilité sociale inscrites dans une progressivité temporelle : état de préparation, exposition, surexposition (correspondant à l’exposition résultant de conduites à risque), gestion de la crise, résilience et gestion post-événement. Procédant ainsi, il a été possible d’établir une méthode d’évaluation de la vulnérabilité sociale, rendant compte notamment de profils de vulnérabilité différents en fonction du déroulement du processus d’inondation. Toutefois ces profils, s’ils permettent de saisir des situations variées au sein d’agrégats statistiques, demeurent insuffisants pour saisir la complexité des spécificités biographiques et individuelles, dont l’étude proposée ici permettrai de faire émerger des récurrences suffisamment fortes pour nourrir la méthodologie d’évaluation par questionnaires.

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Leader: Fouquet Antoine
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Leader: Serges Dorothée
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Leader: Odonne Guillaume
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Leader: Zaoui Mohammed
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Leader: BROUTIN Hélène

Abstract

Nous proposons de réaliser un projet pilote au Sénégal afin d’explorer le lien entre la dynamique de la méningite et la variabilité environnementale (poussières, humidité, vent) (i) à l’échelle du district et (ii) en se focalisant sur la saisonnalité (i.e. le cycle annuel). Des données génétiques (sérogroupes) pour les années les plus récentes (2008-2011) permettront également d’étudier ce lien pour les différents sérogroupes qui circulent dans le pays. Ce projet s’inscrit à la fois dans les activités menées dans le cadre international de MERIT et dans le cadre national du PPR SEAO (Santé de l’Enfant en Afrique de l’Ouest). Le projet pilote proposé ici présente 3 objectifs majeurs qui s’inscrivent sur le long terme dans le cadre d’un projet plus vaste de la compréhension de la dynamique de la méningite au Sénégal et dans la « ceinture » de la méningite par une approche intégrée (décrite ensuite dans le document dans la partie ‘programme plus vaste’) : - Décrire la dynamique spatiale et temporelle de la méningite à l’échelle du district au Sénégal ces 9 dernières années (saisonnalité, synchronie des épidémies) et identifier des potentiels foyers ou sources. - Etablir un descriptif de la distribution spatiale et temporelle des sérogroupes. - Explorer le lien entre la saisonnalité de la méningite et la variabilité environnementale et climatique à l’échelle du district

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Leader: DUCOURNEAU/DIEYE M. Axel

Abstract

Au cours des deux premières années de son fonctionnement, l’OHMi Tessekere s’est attaché a créer un réseau de recherche sur le thème global de la résilience des systèmes socio-écologiques du Sahel avec un objectif spécifique qu’est le suivi pluridisciplinaire d’un projet multisectoriel de développement mis en oeuvre par l’Union Africaine appelé «Grande Muraille Verte». Ce suivi scientifique permet de répondre aux enjeux sociétaux et écologiques de la désertification. 4 axes ont été privilégiés par l’OHMI Téssékéré : Eau et Sols, Biodiversité, Systèmes sociaux, Santé. Depuis 2009, une vingtaine de projets ont été mis en oeuvre selon ces axes. La question de la mise en oeuvre de l’interdisciplinarité, notamment le partage et l’intégration de données, s’est posée dès le départ avec la création de ce nouveau type d’outil scientifique: «Les OHM ne sont pas des observatoires au sens classique du terme. Ils ne sont pas constitués- ou pas uniquement ni prioritairement- pour observer une thématique déterminée au moyen d’un suivi régulier d’indicateurs ou par un monitoring formalisé. Leur fonction plus large de dispositif localisé d’analyse et d’exploration pluridisciplinaire fait que les approches classiques en termes de bases de données et SIG n’épuisent pas l’ensemble de la problématique Systèmes d’Information des OHM. Les OHM doivent donc innover dans la constitution de leur Système d’Information par rapport à des observatoires classiques».Cette remarque de Thierry Joliveau lors de la réunion du réseau des OHM en Juin 2011 montre que la question reste d’actualité et pose clairement les problèmes a résoudre en terme de conception d’un Système d’information de l’OHMi, objectif principal de ce projet. Un système d'information (SI) est un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui permet de regrouper, de classifier, de traiter et de diffuser de l'information sur un environnement donné. Le système d'information est le véhicule de la communication dans l'organisation et lui permet ainsi d'atteindre ses objectifs. L’objectif de l’OHMi Tessekere est d’analyser à la fois les processus de désertification dans le Ferlo sénégalais et leur gestion par la mise en place du projet de développement de la Grande Muraille Verte. L’architecture du SI devra prendre en compte une question importante, à savoir pourquoi la majorité des projets de développement en Afrique liés a l’environnement se sont-ils soldés par des échecs (reconnus par tous) depuis 30 ans? l’hypothèse est que les connaissances scientifiques accumulées étaient déconnectées du processus d’action, hors du contexte des systèmes sociaux écologiques étudiés. Les chercheurs de l'OHMI doivent dès lors collecter les données en utilisant le même protocole, stocker et partager des informations en utilisant les mêmes standards, analyser et visualiser les données en utilisant un SIG standardisé. Une partie importante de cette interaction est d'utiliser la collaboration pour définir des protocoles, des standards, susceptibles d'alimenter une bibliothèque de métadonnées. Dans le cadre du système d’information OHMi, 3 axes sont à explorer: - La nature des données et leur stockage - L’ accès et le partage de données. • L’utilité et l’utilisation des données. Le SI de l’OHMi s'attachera à organiser les liens logiques entre des organisations sociales et des écosystèmes selon 2 axes: • processus (connaissance des écosystèmes et des systèmes sociaux) • gestion des écosystèmes et de systèmes sociaux (action) permettant de gérer le flux d’informations de manière codifiée (donc sélectif) entre les 3 mondes sociaux en présence au sein du projet OHM: -scientifiques ( CNRS, UCAD, IRD, CIRAD, ISRA, CSE, INP ) -politiques et développeurs (APGMV, ANGMV) -populations locales (zone d’implantation de la Grande Muraille Verte )

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Leader: GALOP Didier

Abstract

La présente proposition doit être considérée comme une étape préliminaire de lancement d’un projet plus vaste qui se déroulera sur plusieurs années et dont l’objectif principal est de concourir à  développer une approche de rétro-observation des dynamiques socio-écologiques en zone sahélo-sénégalaise et tout particulièrement sur le terrain de l’OHM-I. Cette approche d’histoire de l’environnement qui privilégie la prise en compte de la longue durée comme échelle de restitution des trajectoires environnementales a pour ambition de donner un cadre temporel élargi aux dynamiques actuellement observées et par conséquent, de faciliter les démarches de modélisations qui pourraient être amenées à se développer ultérieurement. A l’issue d’une première mission exploratoire de très courte durée durant l’automne 2011 plusieurs pistes de recherches semblent émerger et pourraient être potentiellement intéressantes à poursuivre dans un contexte où les sources documentaires exploitables restent rares compte tenu des caractéristiques du terrain : a) retracer l’histoire de la végétation et des dynamiques du couvert forestier de cette zone sylvo-pastorale au cours du dernier millénaire en privilégiant une approche multi-sources combinant des approches paléoécologiques (palynologie, pédoanthracologie) et des études écohistoriques fondées sur l’exploitation des sources iconographiques et textuelles anciennes. b) reconstruire l’histoire des feux et de leurs impacts sur les écosystèmes à partir d’une étude anthracologique et/ou pédoanthracologique d’enregistrements sédimentaires Au délà de ces deux orientations préliminaires de recherche – orientations qui pourront évoluer en fonctions des potentialités documentaires découvertes sur le terrain - le projet s’inscrit également dans une démarche de formation à la recherche et de coopération scientifique dont l’objectif est de permettre le développement local des disciplines paléoécologiques et notamment de la palynologie en assurant la formation d’étudiants à ces approches tout en facilitant la construction de bases de données documentaires (collections de références) nécessaires au développement local de ces disciplines.

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Leader: GUEYE Lamine

Abstract

Le développement de la grande muraille verte s’accompagne de changements d’écosystèmes, avec la possibilité de modifications du profil épidémiologique de nombreuses pathologies au niveau de la GMV. Ces maladies peuvent être transmissibles (d’origine bactérienne, parasitaire, mycosique, virale), ou bien non transmissibles (Hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie, rhumatismes, goutte, accidents vasculaires cérébraux, carences nutritionnelles, etc) Afin d’accompagner le développement de la GMV, il est important de connaitre le statut épidémiologique actuel des maladies chroniques non transmissibles, mais aussi des maladies infectieuses dans la zone du Ferlo. L’objectif de ce projet est de faire une étude épidémiologique des différentes pathologies posant des problèmes de santé publique au niveau de la GMV.

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Leader: FOURNIER Pierre
Coauthor(s):

Abstract

Cette recherche bénéficiera des acquis du travail mené pour l’OHM en 2011-12 autour des formes d’action publique (politique municipale, rôle des Espaces Info Energie…). Elle profitera ensuite de l’expérience de travailleur social de Joseph Cacciari pour connaître les populations fragiles socialement et les dispositifs publics en lien avec la précarité énergétique. Ce travail sera enfin à mettre en oeuvre en s’appuyant sur la connaissance historienne des HBCM telle que rassemblée par l’OHM afin de ne pas se laisser abuser par un passé mythifié, enjolivé ou « misérabilisé » par les personnes rencontrées. On s’attend à voir s’expliciter la métamorphose de la relation à l’énergie pour des populations précarisées dans le contexte singulier de l’histoire du bassin minier de Provence. Il est possible que nos résultats nous amènent à repérer une évolution de la perception par les mineurs (mais pas uniquement) du besoin en énergie comme besoin fondamental. On suppose également que nos résultats nous conduiront à observer des mutations dans l’ordonnancement de la vie de famille autour, par exemple, de l’évolution des équipements en énergie (des poêles centraux dans certaines maisons de mineurs à l’arrivée des compteurs électriques « intelligents » par exemple, en passant par divers arrangements…). Enfin, on souhaite mesurer la progression des interventions de la puissance publique sur ces questions d’énergie au sein même des foyers et les formes qu’elle a adoptée, adopte et, peut-être, adoptera en termes de normativité des pratiques sociales, prenant notamment le relais de la normativité classiquement associée au paternalisme d’entreprise.

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Leader: MICHEL Kristell
Coauthor(s): Guillaume FANTINO

Abstract

La gestion des données scientifiques est une problématique qui dépasse largement le cadre des OHM. En effet, les Zones Ateliers (autre grand équipement de l’INEE) y sont également confrontées et tentent aussi de trouver des solutions individuelles comme le suggère le séminaire « Métadonnées : concepts et outils » qui s’est tenu à Rennes le 26 Mai 2011. L’INEE, conscient des enjeux forts existants autour de la gestion de la donnée scientifique et du retard accumulé par la recherche française sur cette question, a inscrit l’année 2011 comme « l’année des bases de données ». Elle a d’ores et déjà engagé un important travail de recensement des bases de données conçues par les équipes de recherche INEE (http://www.bdd-inee.cnrs.fr/). L’InSHS travaille également sur cette question et bénéficie du support technique du TGE Adonis dont les objectifs sont les suivants : « ouvrir à la communauté un ensemble de services mutualisables à haute valeur ajoutée, constituer la mémoire vivante de la recherche en SHS et donner les moyens à la communauté de l’exploiter ». Le TGE Adonis met à disposition des équipes de recherche (SHS seulement) des outils de gestion pour certains types de données (ex : ISIDORE, MédiHal, la grille ADONIS, NUMES). Travaillant en lien avec ces différentes entités, ce projet vise à définir les synergies nécessaires au développement d’un outil pour le ROHM, qui suscite déjà fortement l’intérêt d’autres équipes et/ou projets de l’INEE et de l’InSH. Cela étant, les différentes démarches entreprises au sein des OHM ont suffisamment mûries pour pouvoir donner lieu aujourd’hui au lancement d’une étude de faisabilité visant la création d’une plate-forme ROHM pour la gestion des données à caractère scientifique. Son développement sera assuré conjointement par les équipes techniques et scientifiques des OHM et par un(des) partenaire(s) national (nationaux) qui reste(nt) à définir (groupe base de donnée de l’INEE, le TGE Adonis qui a déjà été contacté à ce sujet et qui accepterais de s’engager sur ce projet) à partir de solutions existantes et/ou à développer.

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Leader: Radakovitch Olivier
Coauthor(s):

Abstract

Le Bassin minier de Provence a connu comme beaucoup de zones une évolution forte de l’occupation et de l’utilisation des sols au cours de ces dernières décennies. Elle s’est plus particulièrement traduite sur ce territoire par une forte augmentation de la péri-urbanisation et la diminution de l’industrialisation. Les problèmes de qualité des eaux de surface sont apparus dès les années 1980 et ont conduit entre autre à la mise en place d’un SDAGE en 2001 pour assurer une gestion équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques. Un nouveau contrat de rivière vient d’être mis en place sur l’Arc (principale rivière drainant la zone) et ses affluents en Novembre 2011, avec entre autres enjeux celui d’améliorer la qualité des eaux et de préserver et restaurer le milieu aquatique. L’Arc et ses affluents ont en effet subi une pression polluante constante et importante du fait de l’anthropisation croissante avec 4 sources principales : pression agricole, domestique, pollution diffuse urbaine et pollution ponctuelle industrielle (Contrat de Rivière 2011). La Luynes, le Grand Vallat et la Jouine sont les plus affectés par la pollution, tous trois étant localisés dans la partie sud (Contrat de Rivière 2011). On y observe une classe d’état écologique moyenne à médiocre avec, suivant les cas, présence de métaux, hydrocarbures et pesticides au-dessus des normes en vigueur (contrat Arc et affluents 2011). Si cet état de pollution est constaté, les origines de ces polluants ne sont cependant pas déterminées. Ces bassins se différencient des autres par une occupation des sols très hétérogène. Marqué par de grandes infrastructures industrielles (centrale thermique de charbon et stockage à ciel ouvert, usine de traitement de la bauxite et sites de stockages de résidus et de minerais, anciens sites associés à l’extraction du charbon comprenant des terrils et des carreaux) dont certaines à l’abandon où en cours de transformation, on y trouve également une surface urbanisée (et imperméabilisée) importante ainsi qu’une agriculture encore présente sur (500 hectares sur les 2700 de la commune de Gardanne). Ce contexte spatial complexe laisse présager de sources diverses qu’il est nécessaire de pouvoir définir. A cette hétérogénéité spatiale s’ajoute un facteur caractéristique du climat méditerranéen : l’alternance de pluies évènementielles capables de fortement lessiver ou de faire déborder certaines zones de stockage (terrils, sites de stockage aériens, sols artificialisés) avec des étiages sévères qui ont tendance à limiter la dilution et favoriser une plus forte concentration de polluants. Le rôle des évènements extrêmes sur la contamination des eaux de surface reste complexe à appréhender puisqu’ils lessivent des zones polluées, transportent des contaminants vers les eaux de surface mais dans un même temps diluent leurs concentrations. Par ailleurs, il faut prendre en compte les variations très fortes de contaminants qui s’observent entre le début des pluies et la fin de l’événement, et très peu de travaux ont encore été publiés à ce sujet (Lucas et al. Soumis). Le projet présenté à l’OHM Bassin Minier de Provence vise à mieux contraindre les relations entre l’altération des eaux de surface et de leur écosystème et les sources de pollutions possibles sur 3 petits bassins versants de la zone : la Luynes, la Jouine et le Grand Vallat. L’effort principal portera cependant sur la Luynes pour laquelle on dispose déjà de données acquises par l’OHM ou par d’autres organismes (suivi de l’Agence de l’eau, études du BRGM..). Les questions scientifiques abordées par cette étude sont: 1) Quelles sont les relations entre utilisation des sols, pollutions (éléments métalliques et organiques) et altération des cours d’eaux à l’échelle de petits bassins versants périurbanisés ? Quels sont les effets des variations d’échelle, de l’hydrographie et de la morphologie du bassin versant ? 2) Comment évolue la qualité chimique des eaux lors d’évènements pluvieux intenses typique du bassin méditerranéen ? 3) Existe-t-il une évolution marquée de ces relations entre avant et après la reconversion du territoire suite à l’arrêt de la mine ? 4) La pollution des eaux peut-elle avoir un impact sur l’écosystème aquatique, limitant ainsi les capacités de zone ressource de cet affluent pour le bassin de l’Arc ?

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Leader: NAPOLEONE Claude
Coauthor(s):

Abstract

Dans un contexte de prise en compte généralisée des questions de protection de l’environnement et notamment des espaces ouverts dit « ordinaires » (les espaces semi-naturels et agricoles), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur connaît une consommation accrue des espaces naturels et agricoles, par un urbanisme résidentiel soutenu. Hors des espaces protégés, les communes disposent de la compétence sur l’usage des sols, c’est à dire qu’elles décident de la consommation ou de la protection des terres agricoles et naturelles, sans que les éléments qui prévalent aux choix locaux soient clairement identifiés. Dans cette perspective, nous cherchons à nous cherchons à identifier les déterminants qui conduisent les communes à adopter des documents d’urbanismes potentiellement protecteurs des espaces semi-naturels et agricoles, dans une finalité de modélisation des usages des sols et dans les thématiques de l’économie politique et de l’environnement. Cette question fait actuellement l’objet d’une thèse entreprise par L. Delattre (agroéconomiste) et co-encadrée par C. Napoléone (Ecodéveloppement, économiste) et O. Chanel (GREQAM, économètre). Dans le cadre de cette thèse, des méthodologies de caractérisation des documents d’urbanisme (numérisés) au regard de leur impact en terme d’artificialisation des sols sont développées. Une importante base de données précises et spatialisées est en cours d’analyse afin de décrire finement chaque commune et d’identifier des relations économétriques entre caractéristiques communales et choix d’urbanisme. Des entretiens semi-directifs auprès d’élus municipaux sont également menés (dont un certain nombre à venir sur le bassin minier de Gardanne). L’objet de la présente demande est d’effectuer une analyse textuelle des discours recueillis auprès des élus communaux. Il s’agit de retranscrire les enregistrements des entretiens (40), de les traiter informatiquement (Nvivo, Alceste, Lexico…), afin d’obtenir une caractérisation et une quantification automatiques des termes utilisés, une typologie des discours et, in fine, permettre : - caractériser la structure des arguments et des positionnements des élus eu égard à la préservation des espaces semi-naturels et agricoles. - d’alimenter la réflexion sur les mécanismes politiques et socio-économiques amenant à des politiques d’urbanisme plus économes en espace, - de formuler de nouvelles hypothèses concernant les déterminants du choix public, que nous testerons économétriquement sur une base de données longitudinale dont nous disposons par ailleurs. Il en résultera une démarche globale combinant approches interdisciplinaires qualitatives et quantitatives puisqu’ayant recours des cadres d’analyse issus de l’économie et des sciences politiques et utilisant des caractérisations des politiques basées sur les études d’impact de l’artificialisation sur l’environnement. L’analyse textuelle des discours d’élus sera également mise en regard à une étude sur les conflits fonciers en Région PACA (qui débute en février 2012) et dont le territoire de l’OHM sera un des cas d’étude. Le présent projet apportera donc des connaissances spécifiques sur la structure des arguments et des positionnements des élus du bassin minier, mais permettra également, dans le cadre de la thèse en cours, du travail sur les conflits liés au foncier et des autres travaux de l’unité d’approfondir les relation entre les unités INRA/Ecodéveloppement et CNRS/GREQAM et l’OHM Bassin minier de Provence.

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Leader: BLEY Daniel
Coauthor(s): Carole BARTHELEMY

Abstract

L’enquête en cours sur la perception de la pollution de l’air chez les résidents de Gardanne conduite par Daniel Bley fait ressortir plusieurs aspects spécifiques que nous souhaiterions aborder dans une approche plus générale des liens que les populations établissent entre leur lieu de vie et leur santé : - Nous avons constaté que les riverains de l’usine d’alumine et de la centrale thermique d’une façon générale établissent un lien fort entre santé et environnement, notamment par l’association allergies/particules sans faire référence pour autant aux professionnels de santé. Pourtant, de nombreuses pathologies environnementales sont évoquées, et l’on pourrait s’attendre à ce que les médecins soient cités comme des médiateurs légitimes. - L’analyse des discours montre par ailleurs que la perception de la pollution, en particulier sur son origine, ses causes, son intensité et sa nocivité varie selon le lieu de résidence (Gardannais et résidents des autres communes) et selon le sentiment d’appartenance identitaire (population active de Gardanne et sensible à l’image d’une ville ouvrière et population nouvellement implantée et critique sur les effets néfastes de l’usine). - Enfin, si la sensibilité environnementale de la population s’exprime à travers son intérêt pour une qualité de l’air qui participerait de sa qualité de vie, un sentiment d’impuissance face à la pollution est prégnant, les riverains faisant état d’une certaine fatalité, la protection individuelle étant jugée peu efficace et difficile à mettre en oeuvre. Les résultats scientifiques ne sont pas remis en cause mais le peu de confiance accordée aux discours politiques laisse entrevoir, toutefois, un sentiment « de complot ». En fonction du cadrage problématique et des données disponibles, il nous semble pertinent d’aborder cette thématique de la perception des questions de santé environnementale sous trois aspects : 1- Une étude des savoirs et pratiques des professionnels de santé : le domaine de la santé environnementale ne constituant pas une discipline dispensée lors des formations médicales, il semble pertinent d’étudier comment le fait d’exercer sur un territoire marqué par des pollutions industrielles interpelle ou non les professionnels de santé sur cette thématique. Le territoire constitue-t-il un marqueur fort dans l’exercice de leur profession ? Quelques entretiens seront menés avec des médecins et des pharmaciens. 2- Une lecture des dynamiques sociodémographiques sur le territoire : le territoire du bassin minier de Gardanne connaît des mutations profondes en terme sociodémographique. Aux populations ayant connu l’activité minière, s’ajoutent des néo-habitants ayant choisi ce territoire pour sa proximité avec les pôles urbains et économiques voisins (Aix et Marseille). L’appréhension des questions environnementales et sanitaires est-elle différente en fonction de la durée d’installation sur le territoire ? A travers une analyse secondaire des données statistiques (notamment produites par l’OHM), les mouvements démographiques seront spatialisés en fonction des impacts présumés des pollutions locales. Une enquête exploratoire sera menée auprès d’habitants afin de tester notre hypothèse relative à la durée de l’installation sur le territoire. 3- Une étude des savoirs et des attitudes des populations qui sont confrontées dans leur quotidien à des pollutions se manifestant sous différentes formes. L’idée serait de s’intéresser d’abord aux prises de parole critiques dans l’espace public en interrogeant des habitants engagés au sein des différentes associations présentes dans la ville. Nous pourrons ainsi voir comment chacun articule les questions santé et environnement, élabore des arguments pour dénoncer une situation jugée problématique voire injuste. Nous nous intéresserons également à la façon dont les élus se saisissent des revendications de leurs administrés, quels échos ou réponses ils y apportent.

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Leader: ROBERT Samuel
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Abstract

L’influence du paysage visible sur l’organisation de l’espace a pu être montrée dans différents contextes géographiques et socio-économiques (Fisher et al., 1997 ; Luttik, 2000 ; Fry et al., 2004 ; Cavailhès, Joly, 2006 ; Jim, Chen, 2009 ; Sander, Polasky, 2009). Ces travaux mettent en évidence des logiques d’occupation et d’organisation spatiales en relation avec des caractéristiques paysagères objectives auxquelles les sociétés se révèlent particulièrement sensibles. Ils montrent également qu’en un lieu déterminé, le paysage visible (= ce qui est objectivement soumis à la vue) influe sur les dynamiques territoriales et la perception de l’environnement. Ainsi, sur les littoraux, la valorisation sociale et culturelle de la mer et des rivages a conduit à ériger les paysages associés en objet de désir (Corbin, 1988 ; Luginbühl, 1995 ; Corbin, 2005), ce qui se répercute nécessairement sur les espaces côtiers, dans la mesure où ils sont une composante du paysage visible et qu’ils sont le support du paysage « à voir » (Robert, 2011). Simultanément et dans un autre registre, l’affirmation des préoccupations écologiques et des considérations environnementales mène de nos jours à une croissance des suspicions et de la méfiance vis-à-vis des aménagements et des activités susceptibles de produire des nuisances et de dégrader la qualité du cadre de vie. Dans certaines régions de tradition industrielle, la présence d’établissements anciens est de plus en plus discutée (Daviet, Robert, 2010). De nombreuses usines, notamment celles pourvues de cheminées en activité, inspirent doutes et questions sur la qualité de l’environnement, tout particulièrement lorsqu’elles sont visibles et proches des zones d’habitat. Ailleurs, il en va de même pour certaines installations ou projets d’installation comme les fermes d’éoliennes, les antennes des réseaux de téléphonie mobile, les infrastructures de transport, etc. A bien des égards, maints aménagements nécessaires au fonctionnement actuel des systèmes territoriaux constituent des éléments paysagers qui tendent à être de moins en moins admis par les populations, porteurs qu’ils seraient de nuisances potentielles. Le rôle de leur visibilité dans l’espace géographique influe incontestablement sur ces perceptions. Dans ce contexte, le bassin minier de Provence - où se juxtaposent des composantes paysagères valorisées (chaînons calcaires, forêt méditerranéenne, vergers d’oliviers, haies coupe-vent, etc.) et d’autres jugées repoussantes (installations industrielles anciennes, dépôts miniers, lignes électriques, etc.) - constitue un terrain particulièrement intéressant. Ce territoire présente en effet de bonnes conditions pour l’étude des interactions entre la visibilité objective du paysage et les perceptions de la qualité de l’environnement, d’une part, et les dynamiques territoriales, d’autre part. Au premier chef, une telle recherche implique d’identifier les composantes paysagères de l’aire d’étude et de cartographier les propriétés visuelles de l’espace. Tel est l’objet de ce projet, qui s’inscrit dans une démarche sur plusieurs années. L’objectif du projet est de produire des cartes de la visibilité des composantes du paysage sur la commune de Gardanne. Il s’agit donc de caractériser les lieux qui composent ce territoire en termes de propriétés visuelles objectives, ce qui induit la mise en évidence de sites bénéficiant plutôt « d’aménités paysagères » et d’autres soumis à des « nuisances visuelles ».

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