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Etiage : nEige eT eaux souterraInes pour lA Gestion de l’Etiage
Stéphane Binet
Session
Co-leader(s)
Project type
Projet OHM
OHM(s) involved
  • OHM Pyrénées Haut Vicdessos
Géologie, Hydrologie
En Garonne, le débit d’étiage (période pendant laquelle les débits sont les plus faibles) est soutenu par la pluie, les nappes d’eau souterraine et la fonte des neiges. L’été les Pyrénées jouent le rôle de réservoir qui alimente le fleuve, après quelques semaines sans pluie, l’eau de la Garonne est un mélange d’eau de neige qui fond aux sommets et d’eau souterraine qui a été retenu dans le sol. Les faibles débits constituent un facteur prépondérant pour la qualité des écosystèmes aquatiques. En contexte de changement climatique, la réserve de neige tend à diminuer, principalement entre 1000 et 2000m d’altitude. C’est dans cette zone altitudinale que se localise une part importante des réserves d’eau souterraine appelé karst.
Ce projet propose de tester l’hypothèse selon laquelle, la diminution des précipitations neigeuses dans ces zones peut favoriser l’infiltration des eaux souterraines, rétroaction positive pour les écoulements en étiage. Pour ce faire, nous souhaitons travailler sur le site de Bernadouze OHM Haut-Vicdessos, massif d’eau souterraine karstique entre 1500 et 2000 mètres d’altitude du bassin versant de la Garonne qui bénéficie depuis 2013 d’un suivi de l’hydrologie et de l’isotopie de l’eau du ruisseau. Il nous est maintenant possible d’estimer dans l’eau des étiages : la part d’eau de neige de celle des eaux souterraines sur ces eaux de tête de bassin versant (projet précédent Cophy et Etiage). Nous souhaitons pour ce projet tester un changement d’échelle en regardant si les variations interannuelles de la partition entre la neige/surface /souterrain observée à Vicdessos explique les variations interannuelles du débits observés à sur la Garonne à Toulouse ou l’Ariège à Foix.
Devant l’incertitude sur la disponibilité future de la ressource en eau, ces résultats apporteront aux gestionnaires des clés de compréhension de l’évolution de cet hydrosystème.

Leader

Stéphane Binet
Stéphane Binet (40 ans, HDR, hydrogéologue), a obtenu un doctorat en sciences de la terre de l'université de Besançon et du Polytechnique de Turin (co-tutelle). Il a approfondi ses connaissances en hydrochimie pendant son ATER à Grenoble (2006-2007). Enseignent chercheur à l'Institut des Sciences de la Terre d'Orléans depuis 2007. Détaché au CNRS entre 2013 et 2016 au laboratoire Ecolab de Toulouse il a ensuite soutenu en 2018 une habilitation à diriger des recherches sur la thématique des mécanismes de migration des pollutions diffuses vers les eaux souterraines.
Ses recherches portent sur l’étude des facteurs qui contrôlent la qualité des eaux souterraines. Son projet de délégation s’intéresse au transport/stockage des contaminants dans les bassins versants, plus spécifiquement dans les tourbières. Il est co-auteur d’une trentaine de publications de rang A, participe à des projets nationaux et européens et a encadré/encadre des étudiants en thèse et post-doc.

Participants

Laure
Gandois
Cycle du carbone dans les sols et les tourbières

Simon
Gascoin
Cycle de l'eau en montagne. Expert en cartographie de la neige par télédétection
Gael
Leroux
Biogéochimiste.