PDF
Evaluation du statut hydrique des forêt alluviales rhodaniennes : approche combinée par télédétection et écophysiologie
Antoine Vernay
Session
Co-leader(s)
Hervé PIEGAY
Project type
Projet OHM
Écologie, Écophysiologie, Géographie, Géomatique
À l’heure de l’Anthropocène, les changements globaux modifient considérablement le fonctionnement des écosystèmes. Être capable de détecter les signes précurseurs d’un changement de l’état de santé des forêts alluviales est donc crucial pour pouvoir les protéger et ainsi limiter l’impact sur les fonctions écosystémiques associées. Or les réponses précoces aux stress chez les arbres sont bien souvent d’ordre écophysiologique (réduction de la photosynthèse et de la conductance stomatique, augmentation du stress oxydatif). Si échantillonner chaque arbre d’une forêt est impossible, l’utilisation de capteurs embarqués sur des vecteurs aériens comme un ULM permet de mesurer la température de la canopée à l’échelle du peuplement. L’une des méthodes les plus adaptées au diagnostic de l’état sanitaire de la végétation correspond à des mesures de rayonnement infra-rouge thermique de la canopée par des caméras thermiques. Contrôlés majoritairement par la conductance stomatique, une baisse de la transpiration, qui se traduit par une augmentation de la température foliaire, permet aux arbres de limiter leurs pertes hydriques et d’augmenter leur efficience d’utilisation de l’eau pour faire face à la limitation en eau. Ce projet vise donc à estimer la corrélation entre mesures écophysiologiques et de télédétection afin de pouvoir utiliser ensuite la télédétection comme un moyen de détecter précocement les stress hydriques à large échelle.

Leader

Antoine Vernay
Mes problématiques de recherche portent principalement sur la caractérisation des interactions biotiques plantes-plantes le long de différents gradients de facteurs abiotiques. A l’interface entre écologie et écophysiologie, je m’intéresse aux processus responsables de la dynamique des communautés selon différents niveaux de ressources et stress environnementaux. L’approche mixte écologie-écophysiologie permet notamment de comprendre les interactions sous un regard mécaniste. Mes travaux sont réalisés à différentes échelles, de l’individu à l’écosystème.

La caractérisation des échanges gazeux des plantes, l’allocation de leurs ressources, la plasticité de leurs traits fonctionnels et donc leurs stratégies écologiques au regard de différents niveaux de disponibilité en ressources (eau, azote et lumière) permettent de mettre en perspective ces réponses dans un contexte d’interaction plantes-plantes. Cela conduit à des conclusions fonctionnelles quant aux propriétés dynamiques d’une communauté. Plus concrètement, les problématiques de mes travaux abordent différents thèmes :

Le rôle de la disponibilité des ressources sur la variation de la nature et/ou de l’intensité des interactions biotiques
L’impact des interactions biotiques sur les variations des stratégies écologiques
La résilience fonctionnelle des communautés
L’impact de la diversité fonctionnelle et spécifique sur les processus écophysiologiques des individus et les propriétés des communautés

Je travaille sur différentes communautés végétales forestières (boréales, tempérées) mais aussi aquatiques d’eau douce.

Un des aspects de ma recherche s’attache à comprendre plus en détails la résilience des communautés végétales et les mécanismes sous-jacents de résistance et de récupération à une perturbation.

Participants

Sara
Puijalon
Caroline
Romestaing
Christelle
Boisselet
Félix
Vallier
Hervé
Piegay
Baptiste
Marteau
Pierre
Lochin
Jérôme
Lejot
Kristell
Michel