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Evaluation de scénarios pour une transition énergétique, économique et sociale de la région de Fessenheim (ESTEES).
Nadège Blond
Session
Co-leader(s)
Nadège Blond & Thierry Larochelambert
Project type
Projet OHM
Écologie, Économie, Géographie
Les modifications profondes du modèle social, économique, énergétique, et politique du territoire de Fessenheim, engendrées par la fermeture de la centrale nucléaire, doivent être accompagnées par des évaluations quantitatives de scénarios futurs possibles. Le présent projet ESTEES propose de mettre en place deux outils d’analyse de planification énergétique qui offrent la possibilité d’analyser la demande en énergie et le potentiel de production énergétique, de proposer plusieurs scénarios de transformation du système énergétique, et une évaluation de leurs impacts. L’ensemble des scénarios peuvent être caractérisés en fonction de leurs coûts, impacts socio-économiques et environnementaux. Les outils différents dans leur formulation : le modèle danois EnergyPLAN est un outil reconnu internationalement qui analyse les systèmes énergétiques nationaux et régionaux sous tous leurs aspects en faisant appel, ou non, à une optimisation pour aller chercher le scénario « optimal » minimisant les coûts ; le modèle REPM est un modèle nouvellement construit à l’Université de Strasbourg pour envisager l’ensemble des possibles sans contraindre l’analyse par des coûts mais avec le souci de les mettre aux regards de bénéfices environnementaux. Le projet vise à exploiter les atouts des deux méthodologies pour définir une politique énergétique, sociale et environnementale ambitieux pour le territoire de Fessenheim.

Leader

Nadège Blond
Nadège Blond est chercheur CNRS au Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE). Elle est responsable du groupe de recherche « Energie, Pollution de l’air et Climat » depuis 2012. Elle prépare sa thèse au Laboratoire de Météorologie Dynamique (Ecole Polytechnique, Palaiseau) sur les méthodes numériques d’assimilation de données dans les modèles de chimie-transport, qu’elle obtient en 2002. Elle travaille ensuite pour le CNES au Laboratoire Inter-Universitaire des Sciences Atmosphériques de 2003-2004, puis au Centre de météorologie des Pays-Bas de 2004-2005, pour élaborer une stratégie européenne de suivi de la pollution de l’air à partir de données satellitaires, et améliorer la prévision de la pollution de l’air en Europe. En 2005, elle est recrutée au CNRS au LIVE pour développer des recherches sur le lien entre aménagement du territoire et pollution de l’air. Elle coordonne plusieurs groupes de recherche au sein des réseaux ZAEU & FERED à l’Université de Strasbourg. Ses collaborations au sein du réseau trinational URCforSR (Upper-Rhine Cluster for Sustainable Research) l’ont amené à développer des recherches sur l’évaluation des impacts des stratégies énergétiques sur la pollution de l’air (Projet Oui-Biomasse, 2012-2015). Ses travaux sur les problématiques couplées énergétiques & atmosphériques se sont récemment amplifiés avec sa participation aux projets Interreg RES-TMO sur l’évaluation des stratégies énergétiques, et SMI sur l’évaluation des pratiques de consommations d’énergie. Elle est l’auteur de 43 publications internationales dans des journaux scientifiques à comité de lecture et a participé comme orateur à plus 50 colloques internationaux.

Participants

Thierry
de LAROCHELAMBERT
Thierry de Larochelambert, Professeur et chercheur associé au Département Energie, Institut FEMTO-ST-UMR6174 depuis 2007 (et au GRE, UHA-UR2334 de 1997 à 2007) y est responsable du Pôle magnétocalorique (futures machines de froid haute efficacité sans fréons ni compresseurs). Il modélise les transitions de systèmes énergétiques régionaux (l’Alsace, 1983), nationaux (France, en cours) ; des systèmes de conversion (bio-méthanation CO2-H2, craquage CH4=C+2H2), et étudie les méthodes de planification énergétique européennes (Danemark, 2016).
Spécialiste en mécanique des fluides et transferts thermiques, Docteur en Energétique (1997), il crée des dispositifs métrologiques microscopiques et un algorithme de traitement de mesures (SWICTA) pour caractériser les structures instables des couches limites convectives permettant d’établir des corrélations thermiques en transition turbulente. Il travaille sur les écoulements alternés pour l’intensification...
Alain
Clappier
Alain Clappier a suivi des études d’ingénieur à Orléans puis à Grenoble. En 1990 il est engagé au Laboratoire de la Pollution de l’Air et des Sols (LPAS) à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). De 1990 à 1995 il travaille comme assistant de recherche sur les problèmes de modélisation de la qualité de l’air. En 1996 il commence une thèse de doctorat portant sur l’amélioration des modèles numériques simulant la météorologie et la pollution atmosphérique et qu'il obtient deux ans plus tard. A partir de 1998 il prend la responsabilité d’un groupe de recherche et conduit des travaux dans les domaines de l'étude de la qualité de l'air dans plusieurs pays en voie de développement et de la modélisation numérique des effets des bâtiments sur l'îlot de chaleur urbain et la dispersion des polluants. En 2008 il postule avec succès sur un poste de professeur à la Faculté de géographie et d’aménagement de l’université de Strasbourg,...